Des militants venus soutenir, ce jeudi soir, les 52 militants du syndicat agricole placés en garde à vue à Paris après une intrusion dans une annexe du Ministère de l’agriculture. Quatre de ces agriculteurs sont Isérois.
Ce jeudi soir, une cinquantaine de personnes sont venues manifester sur la place de Verdun à Grenoble, devant la Préfecture de l’Isère, pour dénoncer le placement en garde à vue à Paris de 52 militants de la Confédération paysanne après une intrusion dans une annexe du Ministère de l’agriculture. Quatre de ces agriculteurs sont Isérois – les 52 gardés à vue ont été relâchés ce jeudi au lendemain de leur interpellation.
Devant les fenêtres de la Préfecture de l’Isère, l’une des porte-paroles de la Confédération paysanne a, tout, comme le sénateur écologiste Guillaume Gontard, présent lors du rassemblement, dénoncé un « deux poids-deux mesures ». Les manifestants dénoncent une différence de traitement du gouvernement entre les syndicats agricoles minoritaires, comme la Confédération paysanne, et le syndicat majoritaire, la FNSEA. La Confédération paysanne réclame d’être entendue par les autorités sur son opposition au traité du Mercosur et sur la gestion de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse. Le syndicat agricole prône par ailleurs un autre modèle agricole.