Municipales 2026

Ce 13 janvier, Pierre Jakubowicz tenait sa première réunion publique de campagne. Pour le candidat macroniste, c’était l’occasion de dévoiler « Strasbourg à nouveau », sa vision pour la ville. Quelques mesures ressortent, dont l’enfouissement partiel de la M35 ou un « choc d’offre » sur les transports en commun.

« En 2026, Strasbourg doit choisir : maîtriser son avenir ou le subir. » Le 13 janvier, Pierre Jakubowicz a organisé sa première réunion publique, devant plus de 500 personnes au Studio du Rhin. L’occasion pour le candidat Horizons-Modem-Ensemble de montrer les muscles et d’entretenir une dynamique de campagne positive, depuis qu’il a atteint les 10% dans le dernier sondage strasbourgeois [qu’il a commandé, ndlr].

Étant convaincu que « rien n’est écrit d’avance » et qu’ils seront « la surprise de cette élection », Pierre Jakubowicz a pu présenter dans un discours offensif sa vision pour Strasbourg. Une vision qu’il définit comme « Strasbourg à nouveau », « une troisième voie entre celle de la nostalgie et celle du conservatisme ». Là-dedans, quelques mesures valent le coup d’oeil.

pierre jakubowicz © Document remis

L’enfouissement partiel de la M35 : la grosse proposition de Pierre Jakubowicz

C’est sans doute la proposition la plus ambitieuse : un enfouissement partiel de la M35. Affirmant que « le prochain mandat devra être celui d’une réflexion sur la réunification de Strasbourg », Pierre Jakubowicz compte s’attaquer à « cette fracture urbaine qui sépare les quartiers Ouest, Hautepierre, Cronenbourg, Koenigshoffen, l’Elsau du reste de notre ville ».

Alors que nous construisons des ponts avec nos voisins européens, nous devons aussi faire tomber ce mur de Strasbourg qui coupe notre ville en deux.

Pierre Jakubowicz, candidat Horizons-Modem-Ensemble

S’il est élu maire, il ouvrira alors une réflexion sur l’avenir de la M35, et notamment sur les possibilités de recouvrement et d’enfouissement partiel. Une mesure qui permettrait « d’améliorer l’accessibilité de Strasbourg et la qualité de l’air », mais aussi de « libérer de grands terrains où construire des logements sans bétonner […] et d’aménager de nouveaux poumons verts ».

Une proposition qui sort de l’ordinaire, que Pierre Jakubowicz étudiera à travers « le maintien et l’amélioration de l’accessibilité et de la circulation à Strasbourg », mais également la capacité de financer le projet « par la valorisation du foncier ». En d’autres termes, si l’ambition est là, on n’y est pas encore.

pierre jakubowicz © Document remis

Quelles autres mesures pour « du nouveau pour Strasbourg » ?

Ce (re)nouveau pour Strasbourg, Pierre Jakubowicz l’imagine en plusieurs dimensions. Sur les mobilités, il souhaite réduire le temps d’attente bus et tram, l’extension des horaires le matin et le soir, et le déploiement de petites navettes électriques de quartier. Il compte également interdire les trottinettes électriques dans les zones piétonnes, tout en rendant obligatoire l’immatriculation des livreurs/ses à vélo.

Au niveau des services publics, il souhaite mettre en place des crèches et périscolaires avec des horaires étendus, des services publics accessibles jusqu’à 20h30 deux jours par semaine et des médiathèques ouvertes le dimanche. C’est également un accueil minimum les jours de grève dans les écoles, cantines et périscolaires et la mise en place des cantines solidaires pendant les vacances.

Je ne veux pas être élu sur un rejet. Je serai élu sur un projet.

Pierre Jakubowicz, candidat Horizons-Modem-Ensemble

Pierre Jacubowicz © Titaina Perrier / Pokaa

Sur le domaine de la sécurité, Pierre Jakubowicz veut rallumer les lumières dans la ville, lutter contre les incivilités, la violence et la prolifération des rats dans les quartiers. Il souhaite enfin renforcer la police municipale avec un hôtel de police dédié et des commissariats dans les quartiers, des bornes d’appel d’urgence connectées à la vidéoprotection dans tous les quartiers et une brigade de propreté.

Une réunion publique qui a permis au candidat macroniste d’entretenir sa dynamique de campagne et de montrer qu’il sera là jusqu’au bout, malgré les demandes insistantes d’alliances, notamment à sa droite. Car il croit fermement que « comme Strasbourg l’a souvent fait par le passé, nous pouvons faire le choix de l’audace et déjouer les pronostics ». Le message est passé.