Pour le reste, ce Francilien descendu à Bordeaux « pour voir des amis » reconnaît les faits. Et il ne cache rien au tribunal : Il est resté sept heures sur place, de 23 heures à 6 heures du matin, le temps de charger son véhicule, et l’idée lui est venue en voyant que le chantier était facile d’accès. « Il y avait juste besoin d’enlever les grilles pour rentrer. Dans un des bâtiments, tout était ouvert. » Dans un autre, certes, il lui a fallu fracturer une porte.
« J’ai fait une bêtise »
Pour les entreprises, la perte est financière, « mais elle représente surtout un gros enjeu contractuel pour les délais de livraison des chantiers », témoigne un cadre de l’une des trois concernées. « Il faut peu de temps pour enlever des tableaux électriques mais il en faut beaucoup plus pour les reposer. Les vols sur ce chantier nous ont fait perdre près de deux mois. Et ça fait une dizaine sur lesquels on s’est fait voler du matériel. » Une situation tendue qui explique que les entreprises ont porté plainte dès le 28 février, analyse la procureure Juliette Boy.