« Le principal rival des Girondins, ce sont les Girondins eux-mêmes, répond l’entraîneur vendéen Laurent David. Il y a cinq – six équipes qui peuvent prétendre se mêler à la lutte. Mais aujourd’hui, les Bordelais sont devant et ont un budget et un effectif qui sont tels qu’ils ne devraient pas être en N2. Ils ont formé un vrai groupe. Ils ont beaucoup de solutions au milieu et devant, sont pragmatiques : capables d’attendre et de contrer comme de dominer. On a essayé de repérer là où on peut les surprendre. »

Un automne difficile, un élan retrouvé

Auteur d’un bon début de saison, avec six journées sans défaite dont un succès sur le voisin La Roche-sur-Yon (2-0) et des nuls à Saint-Malo (0-0) et contre Angoulême (0-0), les Herbiers ont connu un trou d’air à l’automne (défaites 2-1 à Chauray et 4-2 à Lorient, nul 1-1 contre Dinan) avec notamment les graves blessures du latéral droit Redha Freneau et de l’ailier Tanguy Guérineau. Depuis, les hommes de Laurent David ont repris leur élan avec six matchs sans défaite toutes compétitions confondues, dont trois succès consécutifs et l’élimination cruelle en 32e de finale contre Angers (0-0, 5-6 t.a.b.) après avoir évolué 35 minutes en infériorité numérique, touché mes montants et manqué le penalty de la qualification.

« On a eu beaucoup de changements. L’équipe progresse mais n’est pas à son maximum et encore au niveau de la fin de saison dernière »

« On a 5 points de plus que la saison dernière après 13 matchs. On aurait pu mieux faire mais on a eu tellement de pépins, des départs tardifs aussi, qu’il fallait le temps de recomposer les choses. Ça reste un très bon début de saison. La rencontre contre Angers est à relativiser par rapport au contexte, mais ça a montré aux joueurs qu’on est capable d’exister sur des gros matchs », dit Laurent David.

Moins d’élan offensif, toujours solide

Avec les départs vers la N1 de Guillaume (Versailles) et Keïta (Villefranche), celui d’Etonde (Bordeaux) et la blessure de Guerineau, les Herbretais ont perdu le quatuor offensif de leur élan du printemps dernier. Ils ont retrouvé leur avant-centre Jérémy Billy (qui avait manqué la moitié de la saison passée sur blessure). Cette saison, la meilleure attaque et meilleure défense 2024-2025 marque moins (7e attaque) mais a conservé sa solidité (3e défense), un gage pour voir haut.

« On a eu beaucoup de changements, dit Laurent David, qui s’appuie sur un 4-3-3. L’équipe progresse mais n’est pas à son maximum et encore au niveau de la fin de saison dernière. On est moins flamboyant dans le jeu mais plus équilibré, tout en prônant un jeu offensif. » « Ils jouent un beau football, essaient de ressortir toujours proprement. Ils utilisent peut-être plus les transitions et sont plus performants que la saison dernière là-dessus », dit l’entraîneur bordelais Bruno Irles.

Billy, un buteur haut de gamme… absent samedi

Choletais ayant fait quasiment toute sa carrière en Vendée et en N2 (une saison en N3), auteur de 80 buts en 196 matchs, l’avant-centre Jérémy Billy est à 31 ans sur un nuage : 10 buts en 15 rencontres disputées la saison dernière, 9 buts en 12 apparitions cette saison (soit 50 % des réalisations de son équipe). Un atout de poids pour jouer la montée. « C’est un très bon joueur. Contre Angers, où il était pourtant isolé, il a très bien résisté », constate l’entraîneur bordelais Bruno Irles.

L’actuel meilleur buteur de la poule, qui avait manqué les rencontres face aux Girondins la saison dernière à cause de sa fracture, sera toutefois suspendu samedi. « Ça change beaucoup de choses forcément. Ça fait partie d’une saison et ils ont des joueurs qui doivent être capables de le suppléer » Laurent David.

Un public et de l’expérience