Cette semaine, la CGT repart à la bataille avec un préavis de grève déposé pour le lundi 19 janvier à la maternité de Pellegrin. Selon la déléguée CGT Alexandra Duchesne, les conditions de travail « qui n’étaient déjà pas brillantes avant se sont dégradées depuis l’entrée en vigueur du PRE ».
« Des heures sup moins bien payées »
Deux sujets posent problème, explique la responsable syndicale. Tout d’abord la baisse de rémunération des heures supplémentaires, dans le cadre du PRE, « avec des heures sup moins bien payées durant les gardes qu’en temps normal de travail. C’est le cas pour tout le CHU, mais la spécificité de la maternité c’est que les métiers sont très spécialisés, il y a des sages-femmes et des auxiliaires de puériculture, qui ne peuvent pas être remplacés par du personnel venu d’autres services. On est tout le temps sur un fil ».
Cela se traduit par des lits fermés, des rendez-vous non assurés ou décalés faute de personnel. Certains services fonctionnent « en mode dégradé, comme le 2e étage, le service des grossesses à haut risque, où on est deux la nuit au lieu de trois ». Son confrère Farid Azzoug, secrétaire CGT à Pellegrin, ajoute que « la maternité est dimensionnée pour 3 000 à 3 500 naissances par an, elle en assure plus de 6 000. Elle est devenue la plus grosse de France, et les effectifs ne suivent pas ». La maternité compte 150 sages-femmes et 150 auxiliaires de puériculture.
Autre grief selon l’organisation syndicale, la fermeture du parking pour le personnel de la maternité et l’obligation de stationner sur un parking situé à l’autre extrémité du très grand site de Pellegrin. La CGT réclame la réouverture du parking habituel pour le personnel.
« Aucun poste vacant »
De son côté, la direction du CHU précise que « les effectifs ont été adaptés depuis 2022 et qu’il n’existe aujourd’hui aucun poste vacant. La principale difficulté identifiée concerne un absentéisme élevé, sur lequel un travail approfondi est engagé avec des mesures de renfort et la création à venir d’un pool de remplacement en 2026. Il existe également chez de nombreux agents de nuit des restrictions médicales (une trentaine d’agents concernés pour 140 auxiliaires de puériculture) et très peu d’agents fixes de nuit ».