La cour d’appel de Versailles avait ordonné début octobre une médiation pour résoudre le litige opposant l’école Montessori “Les Rayons de Soleil”, qui regroupe une centaine d’enfants de la maternelle au CM2, aux habitants du quartier.

Ces derniers s’étaient plaints de “nuisances sonores” liées aux cris des élèves pendant leurs temps de récréation.

En mai, le tribunal judiciaire de Versailles avait donné deux mois à l’école pour faire cesser l’utilisation de cette parcelle de 500 m2, une mesure ayant pris effet à la rentrée de septembre mais contestée devant la cour d’appel.

“Dans le cadre du processus de médiation, les parties sont parvenus à un accord selon lequel les élèves (…) pourront à nouveau utiliser leur cour de récréation, dans des conditions strictes et selon des modalités d’usage prédéfinies, de manière à garantir une relative tranquillité du voisinage”, indique l’école dans un communiqué.

Interrogé sur les horaires d’utilisation de la cour, le président de l’école Tristan Micol n’a pas fourni de détails, invoquant la confidentialité du protocole signé mardi entre les parties.

Il n’a pas non plus précisé si des dédommagements financiers avaient été proposés aux cinq copropriétaires, qui s’étaient plaints “de la perte de valeur vénale” de leurs biens immobiliers, un critère qui n’avait toutefois pas été retenu par le tribunal de Versailles.

“On a tous fait preuve de pédagogie en se mettant autour de la table et en trouvant des solutions qui respectent la vie privée des voisins et l’intérêt des enfants”, s’est réjoui M. Micol.

L’interdiction d’accès par la justice avait suscité l’incompréhension de plusieurs personnalités publiques.

“Comment peut-on, en 2025, considérer que les bruits joyeux de la récréation sont une nuisance à bannir?”, s’était notamment interrogée la haute commissaire à l’Enfance Sarah El Haïry.

“À force de céder à la logique du -No Kids-, on construit une société qui veut des enfants silencieux, invisibles, aseptisés”, avait-elle ajouté.