Publié le
16 janv. 2026 à 14h43
Entre juin et novembre 2023, ce sont plus de 23 000 euros payés par les patients des cliniques Sainte-Anne, Sainte-Barbe et de la Toussaint à Strasbourg qui se sont volatilisés. À la suite d’un contrôle mené à la fin de l’année 2023, une « série d’éléments troublants », selon l’avocat du groupe hospitalier Saint-Vincent, désigne une jeune comptable arrivée dans l’entreprise quelques mois plus tôt.
Cette mère de famille de 28 ans, arrivée en mai 2023, était chargée de récupérer l’argent liquide des trois cliniques strasbourgeoises gérées par la fondation Vincent de Paul pour le déposer à la banque. Mais problème : certaines sommes n’apparaissent pas sur les comptes du groupe hospitalier.
« Quelqu’un voulait peut-être me nuire »
Devant le tribunal correctionnel de Strasbourg, la comptable licenciée en janvier 2024 pour faute grave a fermement nié les faits. « Je ne m’explique pas la situation, à moins que quelqu’un veuille me nuire », s’est-elle défendue face à la présidente qui a soulevé certaines incohérences.
Les importantes sommes d’agent liquide déposées sur son compte personnel durant la période ? Issues de l’argent des loyers perçus par ses grands-parents et qu’ils lui reversent. Les maquillages comptables réalisés avec ses identifiants juste après l’annonce d’un contrôle fin 2023 ? On aurait pu facilement avoir accès à ses mots de passe.
Reconnue coupable, la jeune femme a été condamnée à quatre mois de prison avec sursis probatoire. Elle devra rembourser à la fondation l’intégralité de la somme détournée et a en outre l’interdiction d’exercer son métier de comptable durant trois ans.
Olivia Kouassi
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