La perspective d’un réalignement des règles financières du Royaume-Uni sur celles de l’Union européenne est dépassée, et le pays devrait éviter de lier sa réglementation à une seule juridiction, a déclaré à Reuters l’ambassadrice du secteur des services financiers de Londres.
Près d’une décennie après le Brexit, la nouvelle Lady Mayor de Londres, Susan Langley, a affirmé que, même si le dialogue avec l’UE restait important — notamment sur la défense —, le Royaume-Uni devait collaborer avec tous les pays partageant ses valeurs et respectant l’état de droit.
Langley, née dans l’East End de Londres, historiquement ouvrier, est la troisième femme à occuper ce poste pluricentenaire d’une durée d’un an, et la première à utiliser le titre de « Lady Mayor ».
« Nous restons fortement alignés avec l’Europe, les flux financiers entre nous sont considérables… Reviendrions-nous un jour à une réglementation commune ? Je pense que nous nous en sommes éloignés », a-t-elle déclaré.
Le débat sur un rapprochement réglementaire a refait surface après que le Premier ministre Keir Starmer a affiché une attitude plus coopérative avec Bruxelles.
Beaucoup, au sein de la City, estiment toutefois que le Royaume-Uni devrait profiter de ses libertés post-Brexit pour adopter des règles adaptées à ses priorités nationales.
LES ACCUSATIONS DE CRIMINALITÉ « SIMPLEMENT FAUSSES »
En amont du Forum économique mondial de Davos, Langley a indiqué qu’elle défendrait la place financière de Londres et réfuterait les idées reçues sur la ville, notamment en ce qui concerne la criminalité. Des personnalités telles que le président des États-Unis, Donald Trump, ont présenté Londres comme une ville dangereuse, mais Langley affirme que « c’est tout simplement faux ».
Langley, entrée en fonction en novembre, estime que Londres est un excellent endroit pour les femmes souhaitant faire carrière, citant son propre parcours de l’East End à la présidence de l’assureur Gallagher, puis à la fonction de Lady Mayor. Si la diversité est importante, elle ne soutient pas l’instauration d’objectifs réglementaires en la matière.
Elle reconnaît que le harcèlement existe, mais estime que son ampleur est exagérée.