Les dirigeants du Chaumont VB 52 Haute-Marne sont toujours à la recherche de la solution idéale pour palier le départ de leur entraîneur Silvano Prandi, acté le lundi 5 janvier dernier.

Déjà onze jours que Silvano Prandi n’est plus l’entraîneur du Chaumont VB 52 Haute-Marne. Dans les coulisses, les dirigeants travaillent toujours à régler définitivement la situation sur le banc. Pour le président Bruno Soirfeck, il reste réglementairement une vingtaine de jours pour officialiser une décision pérenne jusqu’en fin de saison. Quatre solutions sont envisagées.

Un entraîneur diplômé arrive

Le premier cas de figure attendu lors de l’annonce officielle du départ du technicien italien, lundi 5 janvier, était de lui trouver un remplaçant. Selon le règlement de la Ligue nationale de volley (LNV), le club a trente jours pour trouver un entraîneur possédant les diplômes français éligibles à ce nouveau poste.

« Avec Jiri (Cerha, le manager général de l’équipe), nous sommes au quotidien en relation avec des agents et des entraîneurs », avoue d’ailleurs Bruno Soirfeck. « Dans un premier temps, la période n’est guère propice à ce genre d’arrivée. Ensuite, nous ne pouvons pas prendre n’importe qui. Il nous faut quelqu’un qui corresponde à nos attentes et qui entre dans le “moule” du club. Enfin, et c’est logique, les candidats voient un peu plus loin que la fin de saison, et veulent aussi quelques garanties sur la suite. Tout cela n’est pas facile ! »

Iban Perez reste en poste

Avec deux victoires en autant de matches comme entraîneur principal, Iban Perez, l’adjoint de Silvano Prandi, qui a pris sa succession temporairement, a parfaitement géré le groupe lors des derniers rendez-vous (victoires en coupe d’Europe face à Syros et face à Sète en championnat). L’équipe a tout de suite adhéré à sa prise de fonction et semble plutôt en phase avec l’Espagnol.

« Il existe une dynamique actuellement que l’on ne peut pas nier. On va voir si celle-ci se poursuit, notamment ce week-end », explique Bruno Soirfek. « Mais si le travail d’Iban est très bon, il reste un problème majeur : il n’est pas titulaire des diplômes demandés pour entraîner à ce niveau. Il devrait les obtenir en fin de saison et la Ligue a déjà accordé des dérogations lors de situations similaires auparavant. Nous ne sommes donc pas maîtres de tous les paramètres. Si la solution était possible, il nous faudrait ensuite trouver un adjoint à Iban, comme le règlement l’exige. » Le CVB 52 possède, en ses rangs, certains techniciens pouvant correspondre à ce profil.

Un “prête-nom” comme “roue de secours”

Si la LNV refuse le droit à Iban Perez d’opérer sur le banc cévébiste et si le club tient absolument à conserver une certaine dynamique avec le technicien espagnol, il peut également avoir recours à un “prête-nom”. Cela nécessiterait l’arrivée d’un entraîneur diplômé et reconnu par les instances nationales, mais qui n’aurait que peu de pouvoir sur le “managerat” de l’équipe.

« On a déjà vécu cette situation par nécessité avec le duo “Dusko Nikolic/Dorel Stefan” lors de la saison 2014/2015 », rappelle encore le président chaumontais, « et on se souvient des difficultés rencontrées. Sincèrement, c’est un cas de figure que j’aimerais éviter. Mais il existe. »

Le CVB 52 paie les amendes

La dernière solution serait de rester dans la configuration actuelle, sans que le rôle d’Iban Perez comme entraîneur ne soit validé par la LNV, et payer les amendes à chaque match pour l’absence d’un coach diplômé sur le banc.

« Je ne connais pas le montant des amendes qui seraient infligées. Mais compte tenu de notre situation financière actuelle, je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure option », indique Bruno Soirfeck. « Mais tout se calcule… » Nul doute que le résultat du match face à Poitiers, samedi soir, permettra de voir encore un peu plus clair dans les têtes des dirigeants du CVB 52.

Laurent Génin

l.genin@jhm.fr