Après des années de salons épurés, de cuisines blanches et de
lignes ultra droites, un autre rêve s’invite dans nos fils
d’actualité : celui d’une maison de campagne
pleine de bois, de vaisselle ancienne et de nappes à fleurs. En
2026, le mot cottagecore résume cette envie
diffuse de fermer la porte de la ville pour retrouver le rythme
d’une vieille longère, même quand on vit au sixième étage.
Derrière ce décor façon carte postale, quelque chose de plus
profond se joue. Le cottagecore n’est plus seulement une tendance
TikTok ou une mise en scène pour les marques repérées à Maison
& Objet, il devient une réponse à notre fatigue du quotidien
urbain. Et si cette envie de campagne parlait surtout de notre
manière de vivre chez nous en 2026 ?
Pourquoi le cottagecore 2026 nous donne envie de quitter la
ville
Les magazines de déco l’expliquent bien : pendant des années,
nos intérieurs ont regardé du côté de la ville, de la technologie
et du minimalisme, avec des pièces neutres, lisses, presque
abstraites. « En 2026, la tendance cottagecore se consolide comme
réponse à cet excès de perfection : un retour conscient à ce qui
est simple, artisanal et émotionnel », observe le magazine El
Mueble.
Ce basculement colle à notre état d’esprit. Télétravail, écrans
omniprésents, informations en continu, rythme pressé… beaucoup
cherchent un refuge émotionnel. « Il ne s’agit pas seulement de
décorer la maison comme à la campagne, mais de retrouver une
manière de vivre plus posée, chaleureuse et humaine », ajoute El
Mueble. Le fantasme d’ »aller vivre à la campagne » passe donc
d’abord par l’idée de se sentir au calme chez soi.
Cottagecore : un art de vivre campagne chic plus qu’un simple
décor
Le cœur du cottagecore, ce n’est pas une mise en scène figée
mais un foyer vécu, qui accepte l’imperfection. « Ici, il n’y a pas
de blancs immaculés ni de meubles de catalogue identiques. Il y a
du bois avec des nœuds, des textiles avec de la texture, de la
céramique irrégulière », décrit El Mueble. L’intérieur ressemble à
une maison de famille qu’on aurait héritée, même si l’on habite au
centre-ville.
Cet esprit campagne chic s’appuie sur des codes précis : meubles
anciens en bois brut, faïence fleurie, vaisselle en grès, rideaux
en lin, crochet, osier, jonc de mer. Certains préfèrent une version
rustique très simple, murs à la chaux et matières naturelles.
D’autres assument un côté cottage anglais plus maximaliste, avec
papiers peints chargés, piles de livres et bibelots rassurants.
Dans tous les cas, la palette reste très nature : verts sauge,
beiges terreux, terracotta, touches d’ocre, roses et bleus adoucis
pour l’effet cocon.
Comment adopter le cottagecore en 2026
sans déménager à la campagne
Les professionnels préviennent : un cottagecore trop figé peut
vite ressembler à un décor de théâtre, comme certaines cuisines
fleuries de 2025, parfaites en photo mais peu vivables. Le site
Astuces de Grand-Mère rappelle que « les plus belles cuisines sont
souvent celles qui évoluent doucement », en mélangeant couleurs,
matières brutes et objets personnels. L’enjeu 2026, c’est un
sur-mesure vivant, nourri de seconde main, de
trouvailles de brocante et de pièces artisanales plutôt que de kits
tout prêts.
Pour se créer une maison de campagne en ville, l’idée n’est pas
de tout refaire mais de changer le scénario du quotidien avec
quelques gestes ciblés :
- Remplacer une table ou une étagère par un meuble en bois chiné,
plein de marques de vie. - Accumuler céramiques irrégulières, torchons en lin, coussins en
laine ou en gaze de coton. - Installer un coin lecture près d’une fenêtre, avec lampe douce,
plaid épais et pile de livres. - Faire entrer la nature par des bouquets séchés, des plantes,
voire un mini potager de balcon. - Consacrer un bout de plan de travail à la « vie lente » : pétrir
du pain, préparer confitures, bricoler.
En 2026, vivre le cottagecore, c’est moins changer d’adresse que
transformer son intérieur en refuge chaleureux où le temps semble
enfin ralentir.