Un retour aux sources pour le musée des paysages après avoir accueilli Miro, Warhol ou Dufy lors des derniers accrochages. « Il y a deux aspects particulièrement développés : la partie nature-paysage, qui constituait un peu sa source d’inspiration première, et puis la volonté de montrer Courbet sous toutes ses facettes, jusqu’à sa période d’engagement politique », décrypte Carine Joly, co-commissaire de l’exposition avec Franck Mei, et conservatrice à l’Institut Courbet. Sur les murs hyérois, les chefs-d’œuvre du maître se découvrent, certains pour la première fois, puisqu’ils proviennent de collections privées, comme les tableaux des sources ou ceux du château d’Ornans.

122 œuvres à découvrir

Avec 122 œuvres de Courbet, mais aussi d’artistes qu’il a inspirés, l’exposition permet de replonger dans l’œuvre d’un homme qui a marqué l’histoire de l’art. « On passe de David et de ses grandes scènes historiques à Courbet et son “moi, je”. C’est un grand tournant, car l’artiste s’exprime en toute liberté. Il a beaucoup critiqué la société de son temps et le Second Empire, et cela lui a été largement reproché », distille Franck Mei.

Homme d’excès, Courbet était aussi une source d’inspiration pour les caricaturistes de l’époque, ce qui plaisait au peintre, qui avait bien compris que la notoriété passait par la médiatisation. Même si les grands tableaux de Courbet, comme L’Atelier du peintre ou Un enterrement à Ornans, n’ont pas quitté Orsay en raison de leurs dimensions démesurées — pas plus que L’Origine du monde —, l’exposition hyéroise demeure un rendez-vous incontournable de ce début d’année. F. M.

Pratique Gustave Courbet, « Du chant de la nature aux voix de la révolte ». Au musée de la Banque à Hyères. Du dimanche 18 janvier dimanche 22 mars. Ouvert du mardi au dimanche de 14 h à 18 h et mercredi et samedi de 10 h à 13 h et de 14 h à 18 h. Tarif 7 euros.