Comme un symbole, c’est contre une formation de la banlieue lyonnaise que David Gomis (33 ans) va entamer sa cure de jouvence sous les couleurs du Sporting.
Ce samedi (18 heures au stade de Bon Rencontre), il est l’une des attractions de ce Toulon – Saint-Priest, comptant pour la 15e journée de National 2.
L’enfant prodige est de retour chez lui. « J’ai démarré ici en CFA (N2) à 17 ans, contre Lyon B. On avait perdu 1 à 0 (en fait, match nul 1-1, Ndlr). Je me souviens qu’il y avait (Alexandre) Lacazette en face et qu’il avait marqué. Le stade était plein et moi, je flottais dans mon maillot XL », sourit-il.
Plus d’une décennie plus tard, le décor a changé, mais l’attachement demeure intact. Et sa signature a valeur de symbole, d’évidence.
« J’ai toujours dit que je voulais finir à Toulon. Et, si je suis là aujourd’hui, c’est aussi parce qu’il y a Momo (Sadani). Un entraîneur qui compte sur toi, ça n’a pas de prix. »
À l’heure où le Sporting cherche de l’efficacité dans les zones décisives, le recrutement du frère jumeau de Christophe Gomis incarne aussi une attente : celle de faire basculer les matches qui se jouent sur des détails.
Et des détails, Toulon en a encore laissé filer samedi dernier, lors du derby face à Fréjus/Saint-Raphaël (1-1), malgré une prestation solide et courageuse.
« Tout donner pour ce maillot »
Le public attendait alors le retour à la compétition de son chouchou, mais il n’était pas encore qualifié. L’attaquant/ailier a donc peaufiné sa préparation avec le groupe, entamée depuis début janvier.
Ironie du scénario, les Toulonnais n’ont mené que trois minutes à peine contre l’Étoile, avant d’être rejoints. Un nul frustrant, mais riche d’enseignements.
Et une base sur laquelle l’homme aux 156 matchs de Ligue 2 et 55 de D1 azérie entend s’appuyer.
« Je vais apporter ma percussion, mes dribbles, mon sens du décalage, assure David Gomis. Mais le plus important, c’est le collectif. Si on se serre les coudes et qu’on reste ensemble, ça ira. »
Son passage récent à Châteauroux ne l’a pas freiné, malgré les blessures contractées coup sur coup « en voulant revenir trop vite ».
Désormais, place au terrain. « Je suis chez moi, je n’ai pas de pression. Je vais juste jouer mon football et tout donner pour ce maillot. »