La mauvaise nouvelle, c’est que le BBD rentre à vide de son road trip entre…

La mauvaise nouvelle, c’est que le BBD rentre à vide de son road trip entre Lyon/Villeurbanne et la Lorraine. Les Nancéiens ont, comme à l’aller, dominé les Périgourdins. Mais Boulazac a bien failli repartir victorieux, après un troisième quart-temps épique. « Quand on a fait des stops défensifs, on n’a pas assez converti, regrette Antoine Eito. On a fait de très bonnes choses. » C’était sans compter sur Landers Nolley II, auteur de 40 points (dont 6 sur 9 à trois points), qui a été le grand bonhomme de la soirée pour les locaux.

Surtout, le BBD n’a pas su tenir le choc défensivement durant la majeure partie du match. Les 19 balles perdues en témoignent. Et en attaque, le ballon a trop peu bougé (15 passes décisives).

Le BBD a mieux commencé son match qu’à l’Astroballe (0-5, 2e), avec notamment un panier primé de Thomas Ville. Puis tout s’est peu à peu délité. Nancy est rapidement passé devant (7-5, 4e) et l’entrée en jeu de Robineau n’a pas inversé la tendance (17-10, 7e).

Phlandrous Fleming Jr franchissait, derrière l’arc de cercle, la barre des 10 unités d’avance (22-10, 9e). La pause de fin de premier quart-temps ne changeait rien, avec un 5-0 encaissé par les Boulazacois (29-15).

Nolley II intenable

Là, Alexandre Ménard prenait un temps mort, qui a fait du bien. Boulazac est revenu (33-26, 14e puis 38-31, 17e). Ce sursaut a manqué d’être effacé par Nancy, qui a repris plus de 10 longueurs d’avance, porté par le duo Nolley II – Mohammad Amini (45-33, 19e) et une belle cueillette au rebond offensif. À la pause, la casse était limitée pour le BBD (49-37).

Les Périgourdins profitaient d’une faute antisportive de Fleming Jr pour recoller un peu plus, avec deux lancers de Robineau et un lay up d’Angelo Warner (49-42, 22e), suivis un peu plus tard par un nouveau tir à trois points d’Amit Ebo, (3/4 à ce moment-là, 6/10 au final, 51-46, 25e).

Défensivement, tout était beaucoup plus solide : après six minutes dans le troisième quart-temps, Nancy n’avait marqué que deux points. « On a vu le caractère de l’équipe », se félicite Alexandre Ménard, le coach. Et Warner, derrière la ligne des 6,75 mètres, égalisait (51-51, 26e). Avant qu’Ebo, de très loin, ne redonne un avantage aux siens (51-54, 27e). Le BBD s’appuyait sur une adresse à trois points solide (8/18 soit 44,4 %) et parvenait à son tour à se faire de l’espace au rebond offensif (53-60, 28e).

Ce retour tétanisait les Nancéiens, soudainement maladroits aux tirs comme aux lancers (57-62, 30e). Mais Nolley II trouvait la ficelle, au buzzer des trente minutes et de très loin (60-62). Ce panier tombé du ciel faisait très mal aux Boulazacois, qui commettaient quelques bévues. Comme une perte de balle très évitable d’Ousman Krubally, qui débouchait sur un primé de l’inévitable n°1 du Sluc (65-62, 32e). 19 ballons égarés, c’est beaucoup trop.

À nouveau en tête, Nancy ne lâchait plus (72-64, 34e). Et les tirs boulazacois qui rentraient dans le troisième quart-temps finissaient, cette fois, par ressortir du cercle. Cyrille Eliezer-Vanerot était expulsé pour sa cinquième faute (37e), Warner perdait la balle au bout des 24 secondes.