« Les policiers ne sont pas des cibles ! » Le syndicat de police Un1té s’émeut, sur le réseau social Facebook, des blessures d’un motard de la police, violemment et délibérément percuté, vendredi soir, rue de la Barre, près de la place Bellecour, en Presqu’île de Lyon (2 e ).
Il était 23 h 45 lorsque son équipage GSP (groupe de sécurité de proximité), en opération de sécurisation, a repéré trois individus, montés sur trois motos électriques, effectuant des rodéos sur un trottoir. Les forces de l’ordre ont tenté de procéder à leur contrôle. Les mis en cause ont refusé d’obtempérer à l’injonction de s’arrêter.
Pire : « l’un des individus a volontairement percuté un fonctionnaire de police, le projetant violemment au sol », relate le syndicat de police. Le fonctionnaire a été « incapable de se relever, a été pris en charge par les sapeurs-pompiers et transporté aux urgences de l’hôpital de la Croix-Rousse ».
Doigt fracturé
L’homme à l’origine des violences a lui-même chuté au sol mais a pu se relever et s’enfuir sur une autre moto. Il a bénéficié de « la complicité d’un autre protagoniste ». Le deux-roues des auteurs resté au sol était signalé comme volé et a été conservé par les autorités.
Le policier blessé souffre d’une plaie saignante à l’arcade, d’hématomes et contusions, d’une sérieuse douleur à un genou. Son auriculaire droit est fracturé. Il s’est vu délivrer trois jours d’incapacité totale de travail.
Le syndicat Un1té dénonce « avec la plus grande fermeté cet acte délibéré contre un policier en service, qui s’inscrit dans un climat d’impunité totale autour des rodéos urbains et des refus d’obtempérer ». Il exige « une réponse pénale ferme et exemplaire dès lors que les auteurs seront interpellés, des moyens renforcés pour lutter efficacement contre les rodéos urbains, une protection réelle et effective des policiers engagés quotidiennement sur le terrain. »
La préfète condamne un « comportement criminel »
Du côté d’Alliance police nationale, ce fait divers illustre que « ce n’est plus de l’insécurité, c’est de la guerre contre l’autorité ». Le syndicat fait part de son « ras-le-bol de l’ultraviolence à Lyon […] Les rodéos blessent. Les refus d’obtempérer tuent. L’impunité nourrit la violence. »
La préfète du Rhône, Fabienne Buccio, quant à elle, « condamne fermement le comportement criminel des auteurs de ces rodéos vis-à-vis des policiers nationaux qui ont tenté de les stopper et des passants ». Elle « apporte son soutien au policier blessé et à ses équipiers ».