Sur la photo, leurs mines ne sont pas enjouées : à Washington, les ministres des Affaires étrangères danois et groenlandais, Lars Lokke Rasmussen et Vivian Motzfeldt, “ont une fois de plus appelé au respect de ‘l’intégrité territoriale du royaume du Danemark et du droit du peuple groenlandais à l’autodétermination’, mais n’ont manifestement pas été entendus”, écrit le quotidien Kommersant en guise de légende. Selon le journal, les discussions menées mercredi avec les responsables américains “se sont soldées par un échec”.
Évoquant dans son article la mission militaire européenne dépêchée sur le territoire du Groenland, Kommersant ajoute que “plusieurs pays européens envisagent d’ouvrir des consulats sur l’île. Les milieux diplomatiques européens discutent également de l’éventualité d’une adhésion du Groenland à l’Union européenne [le Danemark en est membre, mais pas cette région autonome]”. Le quotidien interroge Arne O. Holm, journaliste du média norvégien High North News, qui présente ces initiatives comme “une tentative des pays européens d’envoyer aux États-Unis un signal clair : ils sont du côté du Danemark et du Groenland”. Mais au lieu de convaincre Trump de renoncer à l’île, “cela pourrait lui servir de prétexte pour tenter de retirer son pays de l’Otan, ce qui pourrait