Parfum : le cou remis en question pour une tenue longue
durée

Un dernier pschitt sur le cou et on file. Ce réflexe beauté
paraît inoffensif, presque automatique. Sauf que ce geste star
affaiblit la tenue du parfum et expose la peau à des réactions pas
très glam. Une scientifique britannique remet le cou au banc des
accusés et propose une alternative plus sûre, bien plus efficace
pour une tenue longue durée. La routine change… et le sillage
aussi.

Pourquoi ce revirement ? Certains composants de parfum
réagissent avec la lumière. Sur des zones très découvertes, le
cocktail n’est pas idéal. Cou, décolleté, visage reçoivent déjà
beaucoup de rayons UV au quotidien. Résultat, l’odeur s’essouffle
plus vite, tandis que la peau peut marquer. La solution se cache
juste à côté.

Se parfumer la nuque : la recommandation de Hannah Collingwood
English

« Les composants du parfum peuvent rendre votre peau
photosensible », a expliqué Hannah Collingwood English, citée par
Grazia. Sur une zone comme le cou, très exposée, cela favorise
coups de soleil et hyperpigmentation. Le problème n’est pas
anecdotique, surtout au printemps et en été. L’experte déconseille
donc le cou et le décolleté, qui ne sont ni les plus sûrs, ni les
plus performants pour faire durer une fragrance.

Sa méthode est limpide et très simple à adopter. « Je dépose mon
parfum sur ma nuque, à la racine des cheveux », explique-t-elle. « Ma
peau est alors protégée du soleil et mon parfum tient beaucoup plus
longtemps », précise-t-elle. La nuque est moins exposée, moins
ventilée, parfois couverte par les cheveux ou un col. Autrement
dit, une zone stratégique pour garder le sillage jusqu’au soir.

Pourquoi la nuque fait mieux tenir le parfum

Sur la nuque, la chaleur corporelle crée un petit cocon olfactif
qui ralentit l’évaporation. Les cheveux et les vêtements limitent
le vent et les frottements, l’arôme reste plus stable. À l’inverse,
le cou prend la lumière et l’air en plein, ce qui “use” plus vite
les notes de tête. Chercher les zones chaudes et un peu abritées
est donc un bon réflexe, sans surexposer la peau.

Autre geste à corriger pour booster la tenue : les poignets. On
peut les parfumer, car ils sont chauds et l’air y circule bien.
Mais il faut ne pas frotter. Frotter réchauffe excessivement la
peau, casse les molécules les plus volatiles et déforme l’odeur.
Mieux vaut pulvériser puis laisser sécher à l’air libre. Simple,
net, efficace.

Se parfumer la nuque suffit-il au
quotidien ?

La nuque couvre la majorité des besoins. Pour accentuer le
sillage sans agresser la peau, un petit nuage sur des textiles
choisis aide aussi. Les fibres naturelles retiennent bien les
effluves : coton, laine, lin, cachemire. On reste léger pour éviter
les taches et on évite la soie, trop délicate. Par temps très
ensoleillé, la stratégie vêtements + nuque protège et fait durer,
sans compromis.

Un mot sur les cheveux : l’alcool des parfums peut les
dessécher. Mieux vaut viser la peau de la nuque plutôt que les
longueurs, ou utiliser une brume capillaire sans alcool. Pour les
amateurs de longévité maximale, certaines bases fixatrices
promettent jusqu’à 24 heures d’odeur, une innovation encore peu
accessible en France. Au quotidien, se parfumer la nuque et bannir
le frottement des poignets changent déjà tout.