Le récent rétropédalage de Bruxelles
concernant l’interdiction de vente de voitures thermiques neuves
après 2035 en Europe a rebattu les cartes. Désormais, beaucoup de
constructeurs misent sur l’hybride. C’est le cas de Ford, qui ne
veut toutefois pas y aller seul.

On le constate depuis plusieurs semaines, de nombreux
constructeurs réadaptent leur stratégie pour les années à venir. La
révision des objectifs de 2035 pour l’Europe, actée par Bruxelles
en fin d’année dernière, a changé la donne. Si personne
n’abandonne complètement l’électrique, l’hybride revient au centre
de l’échiquier.
C’est notamment le cas chez Ford, qui
pourrait se rapprocher de BYD.

L’hybride à la rescousse de l’électrique

Chez Ford, les volumes de ventes de voitures électriques ne sont
pas mirobolants. La marque américaine électrifie lentement sa
gamme, pour ne rien arranger. Elle avait commencé par son Mustang
Mach-E, avant de signer un partenariat avec Volkswagen pour ses
modèles familiaux à batterie (Capri et Explorer). Le Puma Gen-E est arrivé depuis.
Dernièrement, le constructeur annonçait un nouveau partenariat avec Renault, cette
fois pour des modèles électriques plus accessibles.

Mais la situation a grandement évolué il y a quelques mois,
quand Bruxelles a annoncé la levée de l’interdiction de
vente de voitures thermiques neuves en Europe, initialement fixée à
2035.
Bien que Ford compte toujours électrifier une partie
de sa gamme, elle a tout de même revu ses perspectives. Désormais,
la marque à l’ovale mise également sur l’hybride. Ainsi que
sur les motorisations à prolongateur d’autonomie.
Un
revirement stratégique qui intervient après que la firme a
enregistré des pertes records.

Bruxelles assouplit les objectifs de réduction des émissions de CO2 pour 2035 ©
Shutterstock

L »assouplissement des objectifs de 2035 en Europe a changé la donne
pour de nombreux constructeurs, qui revoient leur stratégie.

Bientôt un nouveau partenariat entre Ford et
BYD ?

Pour mener à bien sa stratégie orientée vers l’hybride et les
motorisations EREV, Ford ne compte pas faire cavalier
seul.
Le constructeur américain cherche en effet à nouer
un partenariat. L’objectif étant de se rapprocher d’un acteur qui
lui fournirait les meilleures batteries possibles.

Comme le rapporte le Wall Street Journal, Ford se
tournerait ainsi vers BYD.
La réputation du géant chinois
n’est plus à faire, lui qui est actuellement l’un des deux leaders
du marché avec CATL. BYD acheminerait ainsi des batteries
sur les sites de production de Ford, excepté dans les usines
américaines.
En cause, bien évidemment, les droits de
douane imposés par Washington sur les voitures et pièces
importées.

On ignore pour l’heure où en sont les discussions entre les deux
parties. Ni Ford, ni BYD ne se sont exprimés publiquement.
Nul doute qu’en cas d’accord, l’annonce sera
retentissante.
Reste à voir comment un éventuel accord
serait accueilli par l’administration Trump. Au vu du
protectionnisme américain, un tel partenariat pourrait être perçu
assez fraîchement…