Par

Thomas Martin

Publié le

18 janv. 2026 à 8h32

En Île-de-France, le chauffage au fioul s’est effondré au fil des décennies : selon une récente étude de l’Insee, “En 2022, 235 000 ménages franciliens utilisent le fioul comme principal moyen de chauffage pour leur résidence principale, soit moins d’un ménage sur vingt.” Cette part ne représente qu’environ 4 % des résidences principales chauffées, bien en deçà du gaz (45 %) et de l’électricité (35 %). “Principale énergie de chauffage en 1975, quand 60 % des ménages l’utilisaient, le fioul domestique n’est plus, en 2022, la source principale de chauffage que de 4 % des résidences principales en Île-de-France”, indique l’étude. 

Le fioul plus utilisé dans les communes les plus rurales

Le tournant de cette évolution historique est lié aux chocs pétroliers des années 1970 : l’Insee note que “le prix du fioul domestique […] a été multiplié par quatre depuis le début des années 2000”, rendant cette énergie progressivement moins compétitive. Parallèlement, les besoins pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et les technologies alternatives ont renforcé l’abandon du fioul.

L’étude met aussi en évidence que le fioul persiste surtout dans certains contextes : “Les communes situées dans les franges de la région, plus souvent rurales, sont celles où le fioul est le plus présent.” Les logements qui sont encore les plus fréquemment équipés de chaudière au fioul sont “les maisons, grandes et construites avant 1970, lorsque ce combustible était économique ». 

Les communes les plus rurales ont davantage recours au fioul
Les communes les plus rurales ont davantage recours au fioul (©Insee)

L’Insee observe également des différences selon les profils des ménages : “Les ménages propriétaires ou installés de plus longue date dans leur résidence principale vivent plus fréquemment dans un logement chauffé au fioul.” Cela reflète l’implantation historique de ce mode de chauffage dans des logements anciens, souvent conservés par des propriétaires installés de longue date.

Cet effondrement du fioul en Île-de-France s’inscrit dans une tendance générale de décarbonation des systèmes de chauffage, avec une forte progression des alternatives jugées plus efficaces et moins polluantes.

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