« On ne lâche rien sur cette question. Il n’y aura aucune bienveillance, mais une forte exigence. » C’est par ces mots clairs et fermes que le préfet de Meurthe-et-Moselle, Yves Séguy, s’est exprimé mercredi 14 janvier, lors de ses vœux à la presse à Nancy, au sujet du risque incendie dans les établissements recevant du public, autrement appelés les ERP.

La petite phrase n’est pas prononcée par hasard, elle fait suite au terrible drame de Crans Montana survenu en Suisse durant les dernières vacances de fin d’année.

« Ces derniers mois, indique le représentant de l’État, la politique de résorption des ERP sous avis défavorables est apparue prioritaire. La préfecture et les sous-préfectures ont travaillé à la levée d’avis défavorables par un dialogue exigeant avec les exploitants pour répondre aux normes incendies en vigueur. L’accent a été porté sur des locaux à sommeil présentant des enjeux de sécurité important pour les populations, ainsi que des grands ensembles. »

Au 31 décembre 2025, indique la préfecture, 82 ERP étaient sous avis défavorables, contre 99 en 2024.

Concernant cette dernière, dont le dossier traîne depuis des années, le préfet met la pression sur tous les acteurs pour arriver à une solution. Ce mercredi 14 janvier, Yves Séguy a rencontré les commerçants de la tour. Une dizaine de cellules sont déjà fermées pour raisons de sécurité.

« Dans tous les établissements, nous allons rappeler la responsabilité pénale encourue par les exploitants. On va contrôler et accélérer les contrôles également dans les bars dansant avec un sous-sol », prévient la préfecture.