Une cinquantaine de commerces, autant d’établissements que les autorités gardent à l’œil dans le quartier Saint-Nicolas, à Nancy. Le 5 novembre dernier , une opération a permis de saisir 73 kilos de tabac. Cela a entraîné, ces jours-ci, la fermeture de trois établissements pour cinq et quatre mois, et un autre pour dix jours.

Ce n’est pas suffisant pour relâcher la pression, à l’image de l’opération menée ce jeudi matin dans le quartier, sous l’œil du préfet Yves Séguy, du patron de la police nationale en Meurthe-et-Moselle, Frédéric Laissy, mais aussi des médias.

Police nationale, la PAF, la Direction départementale de la protection des populations (DDPP)… les services de l’État ont été nombreux à investir les lieux, notamment, la supérette, à l’angle des rues Saint-Nicolas et du Docteur-Schmitt, et à procéder à de multiples opérations.

« Il y a de nombreux contrôles de conformité, tous les services sont mobilisés et tous les commerces y sont soumis. Des mesures administratives sont ensuite prises si cela s’impose », indiquait-on. Pour la supérette, la DDPP a passé les rayons au peigne fin. Dates limite de consommation, affichages des prix, registres du personnel… Tout y est passé.

En 2025, le quartier a fait l’objet d’une surveillance soutenue. L’année 2026 sera dans la lignée. « L’an passé, 80 personnes ont été interpellées, que ce soit pour des affaires de stupéfiants, du travail dissimulé ou encore des faits de violence. Durant les fêtes de fin d’année, des patrouilles pédestres mixtes, assurées conjointement par les polices nationale et municipale, ont été mises en place. Elles seront pérennisées en 2026 », a prévenu, en guise de conclusion, Frédéric Laissy.