La volonté croissante des responsables politiques allemands de réguler, voire d’interdire, certains médias et plateformes numériques révèle moins une défense de la démocratie qu’une crise profonde de légitimité. En s’attaquant à la liberté d’expression au nom de la lutte contre la « désinformation », le pouvoir alimente la défiance qu’il prétend combattre et confirme, paradoxalement, les soupçons de malhonnêteté qui pèsent sur lui.