L’affaire avait fait la une des médias nationaux il y a dix ans. Le 17 janvier 2016, Guillaume Molinet, 49 ans, décédait après avoir participé à un essai clinique à Rennes, au sein du laboratoire de recherche portugais Biotrial. Le Rennais, ainsi que huit autres patients, testait une molécule dont les bénéfices attendus étaient de soulager certains symptômes de la maladie de Parkinson et des douleurs chroniques. Outre la mort de ce patient, le test clinique avait conduit à l’hospitalisation de quatre autres personnes issues de la même cohorte. Un fait rarissime.
« Des investigations sur commission rogatoire internationale »
Selon une information de nos confrères de France Info, le pôle santé publique du parquet de Paris a mis en examen le laboratoire portugais Biotrial, organisateur de l’essai clinique, et le médecin en charge de cet essai. Une information que nous sommes en mesure de confirmer. « L’information judiciaire ouverte par le pôle santé publique du parquet de Paris le 14 juin 2016 porte sur les infractions d’homicide involontaire et blessures involontaires ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à trois mois, au préjudice de quatre personnes. Le laboratoire et le responsable des essais ont été mis en examen le 28 juillet 2023 », confirme le parquet de Paris.
Il apparaît cependant peu probable qu’un procès puisse s’ouvrir rapidement. « Des investigations ont été diligentées sur commission rogatoire internationale dans plusieurs autres pays (Portugal, Italie, Allemagne, Espagne, Royaume-Uni, Suisse, États-Unis), allongeant nécessairement le temps de la procédure, explique le parquet de Paris. L’enquête se poursuit sur commission rogatoire. »