Après la fermeture de son site de Saint-Mauront à Marseille pour des raisons de sécurité, Orange a annoncé ce lundi proposer à 300 des salariés concernés de rejoindre d’autres espaces de travail. Les salariés « du tertiaire » pourront soit rejoindre d’autres sites d’Orange, soit s’installer dans des espaces de travail partagé, soit télétravailler, a détaillé un porte-parole de l’entreprise de télécommunications. Les quelque 200 techniciens, contraints de continuer d’aller sur le site de Saint-Mauront, auront un « dispositif de sécurité adapté », a-t-il ajouté.

« L’objectif aujourd’hui, c’est la sûreté et la sécurité des salariés », a rappelé le porte-parole, « en attendant les résultats de l’enquête sur les récents événements ». Sébastien Crozier, délégué CFE-CGC, a précisé que « la plupart » des techniciens obligés de se rendre sur le site « viennent en voiture et travaillent en sous-sol », ce qui « minimise les risques ».

Ce contenu est bloqué car vous n’avez pas accepté les cookies et autres traceurs.

En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d’informations).

En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment en consultant notre politique de protection des données.

Gérer mes choix


J’accepte
J’accepte tous les cookies

Plusieurs fermetures

Le site avait fermé le 7 janvier après la découverte de plusieurs impacts de balles sur la façade, provoquant une vive émotion des salariés. La préfecture de police avait indiqué que « la date des tirs [n’était] pas connue même si tout [laissait] à penser que ces faits [s’étaient] produits en dehors des heures ouvrables ». La préfète Corinne Simon avait annoncé qu’elle avait décidé de « renforcer la présence policière en augmentant rondes et patrouilles », avec « une garde statique aux heures d’entrée et de sortie du site ».

Le 27 novembre, à la suite d’une « montée des tensions » dans le quartier, l’entreprise avait déjà dû se résoudre à une première fermeture du site, mettant ses salariés en télétravail. Les syndicats avaient dénoncé des « bagarres » et une emprise du « narcotrafic », avec plusieurs points de deal installés à proximité du site. Le site d’Orange à Saint-Mauront accueille environ 1 000 salariés, dans ce quartier paupérisé du centre de Marseille. Il a été fermé à deux reprises ces derniers mois pour des raisons de sécurité. La direction a indiqué lundi chercher un site supplémentaire « depuis plusieurs mois ».