Le chanteur
Julio Iglesias
se retrouve rattrapé par une affaire qui menace
de marquer les dernières années de sa carrière. Visé par des
plaintes déposées par d’anciennes employées, il est accusé de
délits sexuels. Il est également pointé du doigts pour des faits
assimilables à de la traite d’êtres humains. Face à ces accusations
qu’il juge « absolument fausses », le chanteur espagnol demande
désormais un classement sans suite de la
procédure.

Depuis la révélation de l’affaire, plusieurs médias ont détaillé
les grandes lignes des plaintes visant
l’artiste de 82 ans.
D’anciennes employées affirment avoir été
recrutées jeunes, souvent originaires d’Amérique latine, pour
travailler à son service. Elles jugent jugent ces conditions de
travail marquées par une forte dépendance et un déséquilibre de
pouvoir. Certaines évoquent des agressions sexuelles, d’autres des
situations d’emprise et d’exploitation qui dépasseraient largement
le cadre d’une simple relation
professionnelle.

Julio Iglesias dans la tourmente judiciaire

Ces dénonciations ont conduit à l’ouverture d’investigations par
les autorités espagnoles. Elles ont saisi des faits pouvant relever
à la fois des délits sexuels et de la traite d’êtres humains.
L’affaire prend d’autant plus de relief que Julio Iglesias est une
figure majeure de la chanson internationale.  En effet, il a
vendu des dizaines de millions de disques vendus et une image
longtemps associée au charme romantique et aux tournées mondiales.
Dans ce contexte, chaque nouvelle déclaration, chaque détail de la
procédure est scruté par la presse espagnole et
étrangère.

Très vite,
le chanteur
et ses représentants ont pris la parole pour
contester fermement les accusations. Julio
Iglesias se présente comme victime d’une atteinte grave à son
honneur, dénonçant en creux des motivations qu’il laisse entendre
comme intéressées. Ses avocats, eux, mettent en avant son âge, sa
longue carrière sans condamnations similaires et l’absence, selon
eux, d’éléments matériels probants à l’appui des plaintes
déposées.

Julio Iglesias demande un classement
sans suite

C’est dans ce contexte que la défense a officiellement demandé
le classement sans suite de la plainte visant le chanteur. En droit
espagnol, un classement peut être décidé si les faits ne sont pas
suffisamment caractérisés. Cela peut également être le cas si les
éléments recueillis ne permettent pas de soutenir des
poursuites
ou si les infractions sont prescrites. Les
avocats de Julio Iglesias semblent s’appuyer précisément sur ces
leviers. Ils insistent notamment sur l’ancienneté supposée de
certaines situations évoquées et sur le caractère selon eux fragile
des témoignages.

Pour autant, obtenir un classement sans suite n’a rien
d’automatique. D’autant plus lorsque les faits évoqués touchent à
la traite d’êtres humains, un domaine dans lequel les autorités
sont incitées à faire preuve d’une vigilance
renforcée.
Les plaintes émanant d’anciennes employées,
potentiellement en situation de vulnérabilité. Elles s’inscrivent
aussi dans un contexte international où les systèmes d’exploitation
liés au travail domestique et aux rapports de pouvoir dans le
show‑business sont de plus en plus pris au sérieux.