Ministre pendant quatre ans, d’abord chargé de l’Europe, puis des Transports, Clément Beaune a dû quitter le gouvernement en juin 2024 à la suite de son échec lors des législatives à Paris. Mais Clément Beaune n’a pas tardé à retrouver un poste, nommé en mars 2025 au Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan. Une nomination qui ne manque pas de faire réagir tant l’organisme, rattaché à l’Etat, est critiqué. Il y a quelques jours, sur RMC, Charles Consigny avait taclé l’ancien ministre en lui demandant «de faire quelque chose (…) sinon c’est un emploi purement fictif». Il proposait au passage «de supprimer le Haut-commissariat au Plan».

Quelques jours plus tard, Clément Beaune est venu se défendre dans l’émission Les Grandes Gueules sur RMC. Soulignant en premier lieu qu’il avait «le choix entre porter plainte et venir débattre», il avait préféré venir débattre avec Charles Consigny. «Je n’aime pas le recasage et je trouve que c’est dégueulasse de dire que j’ai un emploi fictif», a-t-il martelé en préambule, avant de réclamer d’être «jugé sur les actes et les résultats». Clément Beaune a même cité le général de Gaulle qui a créé ce Haut-commissariat : «Il a pensé que c’était utile d’avoir une vision sur le long terme», a-t-il mis en avant.

7 000 euros nets et un chauffeur

Mais la passe d’armes ne s’est pas arrêtée là. Charles Consigny a poursuivi, évoquant une anecdote le concernant. Sur le plateau des Grandes Gueules, il a indiqué qu’on lui avait proposé de prendre la tête de Business France, un organe qui représente les entreprises françaises à l’étranger. «J’ai décliné cette proposition. Business France ne sert à rien», a-t-il lâché, suggérant que les grandes entreprises «n’avaient pas besoin de cela» ni d’«un macroniste de plus» qui les accompagne.

Il a d’ailleurs poursuivi en estimant que «le patron de Business France est trop payé». Une pique envoyée à Clément Beaune dont le salaire serait confortable et qui a obligé l’ancien ministre à lui répondre. «Ce sont des grilles, vous ne négociez pas, je gagne 7 000 euros nets avant impôt», a confirmé l’ancien ministre des Transports, ajoutant avoir «un chauffeur pour la structure, juste pour les déplacements professionnels».

De quoi, encore, faire bondir Charles Consigny : «Moi je le supprimerai, pour vous ou pour la structure, mais je ne vois pas l’intérêt du chauffeur.» Plus globalement, l’avocat et essayiste ne comprend pas l’action du Haut-commissariat au Plan. Citant un rapport récent sur «la résurgence des stéréotypes fille-garçon», Charles Consigny s’est indigné : «Je ne suis pas sûr qu’on ait besoin du Haut-commissariat au Plan pour ça.»