« Le respect plutôt que les brutes » et « l’état de droit plutôt que la brutalité ». Emmanuel Macron a tenu un discours qui sonnait comme une réponse à la diplomatie de Donald Trump, ce mardi 20 janvier 2026, au Forum économique mondial de Davos en Suisse. « La France et l’Europe sont attachées à la souveraineté nationale et à l’indépendance, et aux Nations unies et à leur charte », a aussi souligné le chef de l’État, alors que son homologue américain veut créer un nouveau « Conseil de paix » mondial, qu’il présiderait. Emmanuel Macron souhaite ainsi vouloir refaire du G7, que la France préside cette année, un « forum pour un dialogue franc » et pour des « solutions collectives et coopératives ».

Plus tôt, le président américain a menacé la France de droits de douane à hauteur de 200 % sur les vins et le champagne, si Emmanuel Macron refusait d’adhérer à son Conseil de paix, dont le ticket d’entrée serait d’un milliard de dollars pour un siège permanent.

Les outils de l’Europe quand elle « n’est pas respectée »

L’Europe dispose d’outils « très puissants » en matière commerciale, et doit les « utiliser » quand elle « n’est pas respectée », a-t-il ajouté, en réponse à ces menaces.

Le président français dénonce une « concurrence des États-Unis d’Amérique » à travers une politique commerciale qui « exige des concessions maximales et vise ouvertement à affaiblir et subordonner l’Europe ». Il a de nouveau invoqué le recours à l’instrument « anti coercition » de l’Union européenne, considéré comme un « bazooka » en cas de guerre commerciale.

Cet outil, rappelle le Parlement européen, peut être utilisé contre un pays tiers en dernier recours, à coups de « restrictions liées au commerce, aux investissements et au financement ».

Avec AFP