L’enquête de l’UFC-Que Choisir jette un pavé dans la mare : les
pains vendus par une célèbre chaîne contiendraient bien
plus de sel que les recommandations et une
avalanche d’additifs loin d’être anodins. Pour les consommateurs,
la surprise est de taille, car ces produits sont souvent perçus
comme de simples basiques du quotidien. Mais derrière leur
apparente simplicité se cachent des recettes
ultratransformées, qui soulèvent des questions sur notre
alimentation. Cette révélation relance un débat crucial sur le
contenu de nos paniers, sans même y penser ?
Une enquête qui révèle des compositions inquiétantes
Des pains séduisants mais loin d’être irréprochables
Sous leurs croûtes dorées et leurs odeurs réconfortantes,
certains pains industriels cachent des
compositions très éloignées de ce que l’on pourrait attendre d’une
boulangerie artisanale. En analysant chaque baguette blanche de
pain de campagne et de pain complet, a mis en
lumière la présence de farines de piètre qualité, d’additifs, voire
de traces de pesticides. Une réalité
alarmante pour des produits du quotidien consommés par des millions
de Français. Cette enquête montre que l’aspect visuel ne reflète
pas toujours la qualité nutritionnelle ni le respect des méthodes
traditionnelles.
Une méthodologie rigoureuse sur trois types de pains
Pour évaluer la qualité réelle des produits, l’UFC-Que Choisir
s’est intéressée à trois pains emblématiques de baguette
blanche, pain complet et pain de campagne. L’organisation
a analysé la teneur en sel, la présence
d’additifs, la qualité des farines ainsi que l’équilibre
nutritionnel global. Les chaînes Paul, Marie Blachère, La Mie
Câline et la Boulangerie Louise ont été passées au crible. Cette
approche détaillée a permis de dresser un panorama précis des
pratiques industrielles, souvent très loin des recettes
traditionnelles. Les consommateurs disposent ainsi d’éléments
concrets pour faire des choix plus éclairés.
Une enseigne particulièrement mal notée
Parmi toutes les chaînes testées, l’une se
démarque nettement… mais pour de mauvaises raisons. La Boulangerie
Louise obtient des scores particulièrement faibles : seulement 7,9
sur 20 pour la baguette blanche, 8,5 pour le pain de campagne et
10,6 pour le pain complet pourtant considéré comme plus sain. Ces
notes médiocres révèlent un manque de qualité
généralisé et des compositions jugées décevantes par les
experts. Pour une enseigne très présente sur le territoire, ces
résultats risquent de surprendre les clients qui pensaient y
trouver des produits de confiance.
Trop de sel, trop d’additifs : quand le
pain devient un risque
Un excès de sel qui inquiète les nutritionnistes
D’après Journal Des Femmes,
l’un des points les plus préoccupants relevés par l’enquête
concerne la teneur en sel, souvent largement supérieure aux
recommandations. Selon les analyses, une demi-baguette de
l’enseigne la moins bien notée fournit à elle seule près de
45 % du maximum quotidien recommandé par l’OMS. Un
niveau qui dépasse même celui de certains paquets de chips. À long
terme, un tel excès augmente les risques d’hypertension et de
maladies cardiovasculaires. Le pain, censé être un aliment
simple et quotidien, peut ainsi devenir un facteur
aggravant pour la santé.
Additifs, améliorants et farines pauvres en nutriments
Un pain traditionnel ne contient
que quatre ingrédients : farine, eau, levure ou levain et sel.
Pourtant, de nombreux produits testés contiennent des
améliorants technologiques, des additifs et des
farines de faible qualité. Ces ajouts permettent de standardiser la
production, d’améliorer le gonflement ou la conservation, mais au
détriment de la valeur nutritionnelle. Même le pain complet,
supposé être plus riche en fibres et bénéfique pour la santé,
affiche chez certaines enseignes un profil
décevant. Ces pratiques illustrent les dérives d’une
boulangerie devenue largement industrielle.
Une image trompeuse et un appel à la vigilance
Avec leurs vitrines remplies de pains bien dorés, ces chaînes
donnent l’illusion d’une boulangerie artisanale. Pourtant,
l’enquête démontre que la réalité est souvent
industrielle, standardisée et peu qualitative. Pour les consommateurs, ces résultats
sont un signal fort : il est nécessaire de lire les étiquettes, de
s’informer et de ne pas se fier uniquement à l’apparence ou au nom
de l’enseigne. Cette étude de l’UFC-Que Choisir rappelle qu’un
“beau” pain n’est pas forcément un bon pain, et que la vigilance
reste essentielle pour préserver sa santé.