SAUL LOEB / AFP
Le président américain Donald Trump s’exprime lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche, à Washington, le 20 janvier 2026.
Donald Trump persiste et signe. Lors d’une (très) longue conférence de presse à la Maison-Blanche à l’occasion du premier anniversaire de son retour dans le Bureau ovale, le président américain a réaffirmé sa détermination sur le dossier sur Groenland. Rejetant fermement toute idée de recul, malgré les protestations européennes et nombreuses mises en garde venues de Davos, il a martelé qu’il « n’y a pas de retour en arrière » possible.
Interrogé à plusieurs reprises sur son intention d’acquérir ce territoire autonome rattaché au Danemark, Donald Trump a de nouveau justifié sa position au nom de la sécurité internationale et de l’ordre mondial. « Nous avons beaucoup de réunions prévues sur le Groenland, et je pense que les choses vont très bien se passer », a-t-il ajouté.
Des reporters présents dans la salle de presse ont souligné l’opposition ferme exprimée par les autorités locales ainsi que les manifestations qui se sont tenues à Nuuk, dans la capitale groenlandaise, ce week-end, mais le président a balayé ces réticences. « Quand je parlerai aux Groenlandais, je suis sûr qu’ils seront ravis », a-t-il assuré. Et lorsqu’un journaliste lui a demandé jusqu’où il comptait aller, il a simplement répondu en entretenant le flou. « Vous verrez ».
« Emmanuel ne sera pas là très longtemps »
Sur le Groenland, Donald Trump a également rejeté sèchement une initiative d’Emmanuel Macron. Le président américain a confirmé avoir refusé une proposition du chef de l’État français visant à organiser une réunion d’urgence du G7 sur ce dossier.
S’il a qualifié Emmanuel Macron « d’ami », Donald Trump a aussitôt minimisé son poids politique. « J’ai des réunions avec les personnes qui sont directement concernées », a-t-il déclaré, justifiant son refus de participer à ce sommet multilatéral proposé à Paris, tout en laissant entendre que son homologue français ne compterait bientôt plus. « Emmanuel ne sera pas là très longtemps », a-t-il lancé devant la presse, alors qu’il reste environ dix-huit mois au mandat présidentiel d’Emmanuel Macron, qui s’achève en 2027.
Donald Trump a par ailleurs affirmé ne pas avoir échangé récemment avec le président français, pas plus qu’avec le Premier Ministre britannique Keir Starmer, depuis la diffusion des textos qu’il a publiés sur Truth Social. « Ils deviennent un peu durs quand je ne suis pas là, mais quand je suis là, ils me traitent très bien », a-t-il ajouté.