Léo Bisiaux monte en pression. Pour sa troisième sortie de la saison en Coupe du Monde, chez les Espoirs, il est cette fois-ci entré dans le Top 10 ce dimanche à Benidorm. “C’est la première fois de la saison que je me retrouve dans le groupe de tête à jouer avec les meilleurs, apprécie-t-il auprès de DirectVelo. Je n’ai pas forcément fait un très bon départ mais sur un circuit comme celui-là, c’est assez facile de remonter quand ça va bien, même si je n’avais pas mes meilleures jambes”.

DE MIEUX EN MIEUX TECHNIQUEMENT

Le coureur de Decathlon CMA CGM, qui a lancé sa saison de cyclo-cross le 21 décembre à Coxyde, continue de constater une progression technique de course en course. “Hier (samedi), j’ai fait une grosse reconnaissance pour bien progresser. On va bien bosser, ça, cette semaine en stage avec l’équipe de France. Je pense que je serai prêt pour le Mondial”. Il a encore deux épreuves de Coupe du Monde à son programme le week-end prochain, à Maasmechelen avec les Élites, puis à Hoogerheide avec les Espoirs, pour travailler en courses.

Physiquement, sauf pépin, il sera également prêt pour le Mondial de Hulst le 31 janvier prochain. “Jusqu’à Coxyde, l’objectif était vraiment de préparer la saison sur route. Depuis que j’ai attaqué celle de cross, je me prépare à fond pour cela”. Il a fait des semaines de quinze heures soit moins que ses coéquipiers de Decathlon CMA CGM côtoyés en stage la semaine passée. “Par exemple, jeudi dernier, j’ai fait une sortie plus courte qu’eux d’environ une heure. Je fais moins de volume. On allège le programme et ça sera assez light jusqu’au Mondial. Maintenant, je vais faire une ou deux belles sorties et surtout récupérer”.

« POSSIBLE DE JOUER LE TITRE »

Sacré Champion du Monde chez les Juniors en 2023, Léo Bisiaux ira dans moins de deux semaines aux Pays-Bas pour retrouver le maillot arc-en-ciel. Et même s’il n’a pas disputé toute la saison, il y croit dur comme fer. “C’est possible de jouer le titre”, assure-t-il. Pour lui, ils sont huit chez les Espoirs à pouvoir y croire. “À Benidorm, ça se joue en dix secondes sur 50 minutes de course. C’est un écart infime”.

Il observe par ailleurs qu’aucun coureur ne se détache vraiment cet hiver chez les U23. “(David) Haverdings a gagné plusieurs manches de la Coupe du Monde. C’est peut-être celui qui est le plus fort en ce moment mais il n’écrase pas comme (Tibor) Del Grosso pouvait le faire l’an passé. On se disait alors que c’était impossible de gagner”. Léo Bisiaux imagine un Mondial très ouvert. “De toute façon, il faut y croire, sinon ça ne sert à rien de prendre le départ”.