Simone Mazaltarim, affectueusement surnommée
Rebecca par son mari
Pierre Perret, s »est éteinte dans la nuit du 3 au
4 janvier. Ils s’étaient rencontrés en 1957 et mariés cinq
ans plus tard. De leur union sont nés trois enfants, marié en 1962,
depuis, il filait le parfait amour. Ensemble, ils ont eu trois
enfants : Anne et Alain, des jumeaux nés en 1962, et Julie, née en
1963 (décédée en 1995). Trois semaines après la disparition de la
femme de sa vie, Pierre Perret, 91 ans, lui a rendu un ultime
hommage sur les réseaux sociaux. Un message accompagné d’une photo
de tous les deux.
« Rebecca nous a quittés… »
« Mes loulous, mes amis, Rebecca m’a quitté. Rebecca nous a
quittés. C’est la première fois après sept décennies de joies, de
galères, d’amour, commence l’artiste. D’aucuns
ne la trouvaient pas commode… et elle ne l’était pas effectivement
lorsqu’on s’en prenait à son mari. « Faire du Rebecca » en cette
langue argotique qui m’a toujours été familière, signifie faire un
souk, renverser la table… en un mot « foutre le bordel » !,
poursuit Pierre Perret. Et, elle l’a foutu souvent pour tous
ceux qui s’en prenaient à moi, à nous !… Avec la même force
qu’elle déployait d’ailleurs à défendre ceux qu’elle
aimait. »
Il ajoute que sa femme n’aimait pas les « cons
obstinés », « ce pléonasme réjouissant ne résumait-il pas à
lui seul la récurrente aversion qu’elle avait eue toute sa vie pour
tous les racistes, les antisémites, les cogneurs de femmes et
autres machos décérébrés que son mari avait combattus toute sa vie
?, souligne l’interprète de La cage aux oiseaux.
C’est pourquoi, nul n’oubliera jamais sa lucidité si terrible,
ses moqueries, ni cet immense amour qu’elle diffusait autour
d’elle… Non ma femme, non ma Simone, ma Rebecca, personne jamais ne
t’oubliera. Eh oui, nous t’aimerons toujours », conclut-il.