Stéfan Lewandowski, rescapé des camps nazis, est venu témoigner face aux élèves du lycée Henri Poincaré à Nancy, mardi 20 janvier. Né à Pont-à-Mousson, il a vécu toute sa vie en Lorraine et traverse la France depuis 40 ans pour parler de son histoire.
À 100 ans, Stéfan Lewandowski, résistant et rescapé du camp de Mauthausen, en Autriche, pendant la Seconde Guerre mondiale sillonne la France pour témoigner dans les écoles. Mardi 20 janvier, il était au lycée Henri Poincaré à Nancy pour raconter son vécu.
Les lycéens l’ont accueilli « en grand », avec haie d’honneur, porte-drapeaux de la FNDIRP 54 (Fédération nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes), remise d’un livre dédicacé, des moments musicaux et chorégraphiés, la lecture d’une biographie, un échange de questions-réponses, et le dévoilement d’une plaque mémorielle en son honneur. « Je ne m’attendais pas à autant, je remercie l’établissement », livre Stéfan Lewandowski.
« C’est important de témoigner »
Depuis plus de 40 ans, Stéfan Lewandowski parcourt la France pour témoigner dans les établissements scolaires. « Je le dois à ceux qui m’ont permis de rentrer. Il y en a qui ont pris des risques pour que je sois resté vivant », confie-t-il avec émotion.
Une centaine de lycéens étaient présents pour l’écouter. Pour le remercier de sa venue, Léo Jacquier et trois de ses camarades ont lu une biographie rédigée par eux-mêmes. « C’est en mémoire à toutes les personnes qui sont décédées dans les camps de concentration, et aux résistants qui ont participé à la libération de la France. C’était vraiment très important pour nous », explique Léo.
Une plaque mémorielle en son honneur
Dorénavant, dans le hall d’accueil du lycée, une plaque mémorielle « en l’honneur de Monsieur Stéfan Lewandowski » est affichée. Lors du dévoilement, le résistant a les larmes aux yeux. « Je suis très touché. »
Une plaque mémorielle en l’honneur de Stéfan LEWANDOWSKI a été dévoilée dans le hall d’accueil du lycée Poincarré. © Radio France – Océane Dupuis
« Ils ne peuvent pas mieux comprendre que par le discours de quelqu’un qui l’a vécu dans sa chair », explique Véronique Sinich, professeure d’histoire à l’initiative de ce projet, qui juge « essentiel » que ses élèves soient sensibilisés à l’antisémitisme et à la déportation.
C’était une première pour le lycée Henri Poincaré, mais Véronique et ses collègues souhaitent continuer à mettre en place des événements comme celui-ci dans les prochaines années.
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