Le Royaume-Uni ne signera pas la charte du « Conseil de paix » de Donald Trump lors de la cérémonie prévue ce jeudi à Davos. La ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper a annoncé le refus de Londres, invoquant des préoccupations sur la nature juridique du conseil et l’implication potentielle du président russe Vladimir Poutine.

Dans un entretien accordé à la BBC à Davos, Cooper a expliqué la position britannique : «Il y a encore beaucoup de travail à faire, nous ne serons pas parmi les signataires aujourd’hui». La ministre a souligné que le «Conseil de paix» constitue un traité juridique aux implications plus larges.

Le Royaume-Uni exprime des réserves particulières concernant la participation de Poutine. Cooper a déclaré : «Il s’agit en effet d’un traité juridique qui soulève des questions beaucoup plus larges, et nous sommes également inquiets du fait que le président (russe Vladimir) Poutine fasse partie d’un organisme qui parle de paix, alors que nous n’avons encore vu aucun signe de sa part indiquant qu’il s’engagerait en faveur de la paix en Ukraine».

Initiative controversée

Le « Conseil de paix » est une initiative portée par le président américain Donald Trump, conçue pour résoudre les conflits mondiaux et concurrencer les Nations Unies. Initialement destiné à superviser la reconstruction de Gaza, le projet affiche désormais un mandat bien plus vaste. L’adhésion permanente coûte un milliard de dollars.

Trump affirme que Poutine a accepté l’invitation. Le président russe avait toutefois indiqué plus tôt que son ministère des Affaires étrangères était «chargé d’étudier» la proposition américaine.