L’objectif avoué est bien sûr de regoûter à la victoire, quinze mois après son triomphe en Andalousie. Le temps passe vite. Aussi vite que l’horloge biologique qui l’obligera à souffler ses 41 bougies le 1er juillet prochain.

« Être dans le top 50, le top 30, le top 10 de la Race, énumère-t-il. Chaque fois, c’est step by step. J’ai déjà engrangé des points précieux. Les dix spots pour le PGA Tour 2027 ? J’y pense, sans plus. Je me fixe surtout un objectif de niveau de jeu. Pour le PGA Tour, il faut plus de 2000 points… La route est longue. Il faut avoir un sacré niveau de jeu toute l’année. Si c’est le cas, les résultats suivront. »

Après ce premier Rolex Series, on retrouvera Julien Guerrier au royaume du Bahreïn (29 janvier-1er février) puis au Qatar (5-8 février) avant un premier break de deux semaines. Il n’effectuera ainsi pas le voyage au Kenya avant de participer aux deux étapes en Afrique du Sud dont celle du SA Open (26 février-1er mars) où une place pour le Masters et trois pour The Open seront mis en jeu.   

« Pour être honnête, j’y vais mais je ne suis pas trop dans mon élément là-bas, avoue-t-il en guise de conclusion. J’y vais pour changer les choses. Je n’ai pas les meilleurs atouts pour décrocher ce sésame. Après, on n’est pas à l’abri d’une surprise. Pendant très longtemps, je n’aimais pas Saint-Omer. Je crois que j’ai manqué une bonne dizaine de fois le cut mais j’ai fini par le gagner ce tournoi. Je pars en Afrique du Sud aussi parce que sinon cela aurait fait un trop gros break dans mon calendrier. Il n’y a qu’à Sun City où je me sens bien. Il n’y a pas de grain comme ça peut être le cas ailleurs en Afrique du Sud. J’ai les greens dans l’œil, j’avais fini n° 1 au putting à Sun City en décembre dernier. Mais ailleurs, il y a plus de grain. J’ai raté le cut à l’Alfred Dunhill Championship pour cette raison. J’y ai perdu plus de dix coups sur les greens et les sorties de bunker. C’est trop. Beaucoup trop ! »