Dehors, des chèvres, des moutons, des canards. À l’intérieur, une discussion sur leurs congénères destinés aux assiettes. Ce mercredi 21 janvier, à l’ espace animalier du parc de la Pépinière, la Ville de Nancy a officialisé son engagement pour le bien-être animal en restauration collective.
Elle a signé la charte Etica de Welfarm, association qui œuvre pour le bien-être des animaux d‘élevage. Objectif : améliorer la commande publique. Un enjeu de taille : « 80 % des approvisionnements proviennent d’élevages où les animaux n’ont pas accès au plein air », a rappelé Ghislain Zuccolo, directeur général de Welfarm.
Les achats passés au crible
Dans les faits, l’association va passer au crible les pratiques municipales et son cahier des charges. « Nous allons regarder leurs achats au prisme du respect du bien-être animal », explique Lauriane Charles, chargée des campagnes pour l’association.
La Ville s’approvisionne-t-elle auprès de fournisseurs qui respectent les animaux, qui les élèvent en bonne santé, qui leur donnent accès au plein air ? La Ville s’engage par exemple à augmenter la part de produits issus de l’agriculture biologique dans ses approvisionnements en produits d’origine animale.
Selon les contraintes budgétaires, des évolutions sont possibles : « On regarde si une ville peut passer sur des poulets d‘élevage label rouge, par exemple », poursuit Lauriane Charles.
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Les animaux ont des émotions
En signant cette charte, la Ville s’engage sur un autre point important. Elle reconnait que les bêtes d’élevage sont des « êtres sentients », c’est-à-dire sensibles, capables de ressentir des émotions (douleur, plaisir, conscience de l’environnement). « La protection et le bien-être à tous les stades de leur vie doivent être une préoccupation majeure », lit-on dans la charte.
Nancy devient la neuvième ville signataire de la charte Etica et la dixième structure en France si l’on ajoute l’Assemblée nationale. Pour la ville, cette démarche répond à plusieurs enjeux : « Proposer une alimentation de meilleure qualité aux enfants », « avoir une démarche vertueuse », mais aussi « soutenir les éleveurs qui ont de meilleures pratiques », a précisé Véronique Billot, adjointe au maire. Parmi les accords entre les deux parties, l’association s’engage aussi à valoriser cette signature dans sa communication.
Reste à savoir si les recommandations seront suivies d’effet.