« Les policiers sont à bout ! » C’est par ce constat alarmiste que Stéphane Gianesello – secrétaire départemental adjoint du syndicat Alliance Police Nationale en Isère – et Vanessa Soldera – secrétaire départementale des personnels administratifs techniques et scientifiques (Pats) du même syndicat – justifient la mobilisation nationale organisée le 31 janvier prochain dans les 23 villes de France où l’insécurité et la criminalité explosent.
23 villes parmi lesquelles Grenoble figure malheureusement en bonne place.
« Tout le monde est concerné. Parce qu’il n’y a pas que la police qui souffre »
« Nous, policiers, sommes dans une extrême souffrance depuis plusieurs années et n’avons de cesse d‘être suremployés depuis le mouvement des gilets jaunes. Nous sommes usés avec des restrictions de congés exponentielles devenant inacceptables. Jusqu’à présent, nous avons tenu le terrain malgré le manque de moyens, de personnel, de matériel, de soutien politique et judiciaire mais pendant ce temps, la criminalité progresse, les victimes se multiplient, les procédures s’accumulent et les citoyens subissent l’insécurité et la violence au quotidien », énumère Stéphane Gianesello au nom de son syndicat.
Et d’insister : « Tout le monde est concerné. Parce qu’il n’y a pas que la police qui souffre. Partout, dans le domaine de la sécurité mais aussi celui de la santé et de l’éducation, chez les cheminots et maintenant les agriculteurs , on voit que la France va mal. Toute la population est concernée, c’est pour cela que cela s’appelle une marche citoyenne ».
Une marche qui, à Grenoble, partira de l’hôtel de police à 11 heures pour rejoindre la préfecture, place de Verdun, et à laquelle les deux syndicalistes espèrent voir participer des policiers « mais aussi des gendarmes, des sapeurs-pompiers, des policiers municipaux, des douaniers, des élus et tous ceux qui ne veulent plus être abandonnés mais écoutés, protégés et respectés ».