Garagiste retraité, impliqué de longue date dans la vie associative et politique de Saint-Jean-de-Védas, Michel Masson confirme sa candidature avec la liste « Agir pour Saint-Jean », au travail depuis un an et déjà présente sur le terrain de la 5e commune de la Métropole.
Pourquoi vous présentez-vous aux municipales à Saint-Jean-de-Védas ?
Pour une raison très simple : j’ai entendu, lors d’un conseil municipal, parler de la tranche 6 du projet d’aménagement, qui prévoit 300 à 400 logements entre la gendarmerie et la clinique Saint-Jean. Avec juste une demi-place de parking par logement. Franchement, ça m’a mis en colère. Je me suis dit : « Là, il faut que j’y aille, il faut que je m’engage pour Saint-Jean ».
Le logement est donc le déclencheur de votre candidature ?
Oui, de même que, sur les 27 logements sociaux construits en face du Super U, aucun n’a été attribué à des Védasiens. C’est un vrai problème. On a des jeunes, des familles d’ici, qui peinent à se loger, et pourtant ils ne sont pas prioritaires. On a besoin de logements sociaux, mais pour nos habitants d’abord. C’est inacceptable.
Vous parlez souvent d’un manque d’écoute de la population : c’est un thème central de votre campagne ?
Beaucoup de décisions sont prises sans concertation. Les habitants découvrent les projets une fois qu’ils sont bouclés. Je veux redonner la parole aux Védasiens. On ne peut pas continuer à bétonner sans penser à la circulation, aux écoles, aux espaces verts.
Vous aviez soutenu le défunt François Rio contre Isabelle Guiraud au second tour des dernières municipales : pourquoi ce choix à l’époque ?
C’était un choix de conviction. Je pensais qu’il pouvait incarner un vrai changement pour la commune. Après, chacun a son parcours, et les alliances d’un moment ne déterminent pas forcément la suite. Aujourd’hui, je me présente avec ma propre équipe, indépendante, sans étiquette partisane.
Une affaire personnelle avait fait parler de vous à l’époque… Où en est ce dossier ?
C’est réglé. J’ai été jugé en août dernier. J’ai apporté de nouvelles preuves, notamment le permis de construire de la maison en question, délivré le 18 juin 1964. Certains disaient que j’avais construit illégalement, mais c’est faux. L’affaire est close.
« Stopper la densification, améliorer la sécurité et le bien-être »
Quels sont les grands axes de votre programme ?
D’abord, stopper la densification excessive. On ne peut pas continuer à construire sans penser aux infrastructures. Ensuite, redonner la priorité aux habitants dans l’attribution des logements. Je veux aussi renforcer la sécurité, soutenir les commerces de proximité et préserver notre cadre de vie. Enfin, je veux une mairie plus transparente, plus proche des gens. Avec un retour des conseils municipaux à 18 h.
Vous évoquez aussi la sécurité…
Oui, c’est aussi parmi nos priorités : la sécurité, la santé et le bien-être. Pour la sécurité, nous voulons renforcer la vidéoprotection. Il y a déjà 44 caméras, mais toutes ne fonctionnent pas. Nous voulons un agent en permanence derrière les écrans pour une meilleure réactivité. C’est essentiel pour prévenir plutôt que réagir après coup.
Et sur la santé ?
Nous voulons créer un centre médical au cœur du village, à la place de l’actuel espace jeunesse. L’ARS nous a confirmé que, sur 32 médecins généralistes à Saint-Jean, 29 sont à la clinique et ne prennent plus de nouveaux patients. Nous voulons donc installer deux médecins généralistes dans ce nouveau centre, avec possibilité de logement sur place. Quant au bien-être, nous prévoyons la création d’une maison pour nos aînés, avec une trentaine de logements à loyers modérés. Il y a aussi le projet d’un complexe sportif modulable à la Capoulière, pour les associations et les seniors.
« Je ne promets pas des miracles, mais du concret, du bon sens et de la proximité »
Avec actuellement six listes et peut-être sept à Saint-Jean, ne risque-t-on pas une dispersion des voix ?
C’est certain mais nous ne cherchons pas d’alliance pour l’instant. Nous voulons mener notre projet jusqu’au bout, sans querelles politiques. Les habitants en ont assez des tensions du dernier mandat. Nous voulons une campagne apaisée, centrée sur les projets. Nous restons concentrés sur notre campagne et sur le contact avec les habitants.

« Certains me connaissent comme garagiste et m’ont dit : « Si vous gérez la mairie comme votre garage, on aura une mandature tranquille ! »
Midi Libre – MICHAEL ESDOURRUBAILH
Quelle est votre position vis-à-vis de la Métropole ?
Nous devons y être pleinement impliqués. Nous serons trois élus à assister aux conseils métropolitains pour faire entendre la voix des Védasiens. Nous voulons plus de réactivité sur les questions de propreté, d’élagage et de salubrité. Aujourd’hui, les habitants se plaignent du manque de suivi. Nous aurons deux agents communaux dédiés à ces tâches pour intervenir rapidement.
Vous avez aussi des projets de services ?
Nous mettrons en place une navette gratuite pour les personnes âgées. Elle fera le tour des maisons de retraite le matin, les déposera dans les commerces et les ramènera ensuite. C’est une demande forte des habitants. Ce service simple mais humain reflète notre vision : une commune solidaire, réactive et proche de ses habitants.
Comment comptez-vous convaincre les électeurs ?
En allant à leur rencontre, en écoutant leurs préoccupations. Je ne promets pas des miracles, mais du concret, du bon sens et de la proximité. Je suis un homme de terrain, pas un politicien de carrière. Mon objectif, c’est que les Védasiens se sentent à nouveau entendus et respectés. Certains me connaissent comme garagiste et m’ont dit : « Si vous gérez la mairie comme votre garage, on aura une mandature tranquille ! »
Calendrier de campagne
La liste « Agir pour Saint-Jean » conduite par Michel Masson est complète. « Avec 35 noms et même 5 suppléants », précise le candidat, une équipe intergénérationnelle, de 19 à 70 ans. »
Le programme est à l’impression, un document de 16 pages tiré à 7 000 exemplaires. « Nous y travaillons depuis un an, chacun dans son domaine de compétence. C’est un programme solide, réfléchi. »
Une permanence de campagne est ouverte depuis plusieurs mois au 19 route de Béziers, en face du Super U. « Nous communiquons aussi beaucoup sur les réseaux sociaux, indique Michel Masson. Et le reste du temps, nous sillonnons la commune, par quartiers. »
Enfin, outre la présence régulière sur les marchés et à la permanence, deux réunions publiques sont déjà annoncées, les vendredis 13 et 20 mars, à 18 h, à la salle des Granges (place du Puits de Gaud).
Plus sur le site : agirpoursaintjean.com