Des graffitis racistes, des agressions verbales et physiques, du vandalisme et des actes de sabotage sont rapportés des campements de migrants près de Dunkerque… Voilà les actions qui ont, toutes ou en partie, mené à l’interdiction du territoire français à l’encontre de dix militants d’extrême droite britanniques, mercredi 14 janvier.

Les dix individus en question, non nommés, sont accusés d’“actions à caractère violent” envers des migrants sur le littoral du Nord et du Pas-de-Calais. Et s’ils se permettent de telles exactions depuis maintenant de longs mois, c’est que le climat politique actuel au Royaume-Uni les y encourage, estime le quotidien britannique The Guardian.

Le quotidien londonien s’inquiète de l’ampleur qu’ont pris ces “visites” en France, effectuées notamment par les membres du groupe d’extrême droite Raise the Colours, mais aussi par des militants du parti radical Ukip, pour empêcher la traversée de migrants dans de petites embarcations pour atteindre les côtes britanniques.

Depuis l’été 2024, rappelle la journaliste Diane Taylor, “les militants d’extrême droite britanniques ont multiplié les actions sur le sol français, entre intimidation et harcèlement de demandeurs d’asile là où ils dorment et crevaison d’embarcations censées les aider à traverser la Manche.