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Rédaction Métropolitain

Publié le

23 janv. 2026 à 5h06

Le classement s’appuie sur le TomTom Traffic Index, un indicateur de référence qui évalue l’impact réel des embouteillages sur les temps de trajet. Il compare les durées de parcours observées à une situation théorique de circulation fluide, grâce à des données anonymisées issues de plus de 600 millions de systèmes de navigation à travers le monde.

Sur les 29 villes françaises analysées en 2025, Montpellier se hisse à la troisième place du classement. Un automobiliste effectuant chaque jour 10 km le matin et 10 km le soir aux heures de pointe perd en moyenne 85 heures sur l’année. Ce chiffre équivaut à plus de trois journées entières passées dans le trafic

Un écart de circulation qui s’accentue

À Montpellier, la différence entre un trafic fluide et la réalité quotidienne atteint désormais 41,4 %. L’an dernier, ce taux s’élevait à 35 %. La progression peut sembler limitée sur le papier, mais ses effets se font sentir très concrètement dans la durée des trajets. En 2024, la ville occupait seulement la 17e place du classement national. En 2023, elle figurait au huitième rang. En deux ans, la pression sur le réseau routier s’est donc nettement intensifiée. Le paradoxe montpelliérain se lit dans un autre chiffre. La vitesse moyenne de circulation atteint 30,1 km/h, un niveau supérieur à celui de Paris, Nancy, Rouen ou Strasbourg. Cette donnée montre que la congestion ne se traduit pas par une lenteur constante. Les axes restent souvent rapides hors des heures de pointe, mais se saturent fortement sur des périodes courtes et très concentrées, ce qui suffit à faire exploser le temps annuel perdu.

La situation montpelliéraine reflète une dynamique plus large. À l’échelle mondiale, la congestion moyenne progresse de cinq points, passant de 20 % à 25 %. À Montpellier, on peut encore rouler vite… à condition de partir au bon moment !

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