Krys janvier 2026

Paul Jocqueviel, vétérinaire à Yssingeaux, vient de passer huit mois à parcourir une partie du globe à vélo. Il est allé jusqu’au Cap Nord avant de redescendre par la Turquie et l’Italie. Soit un total de 20 000 km en huit mois.

Il a exaucé un rêve qu’il mûrissait depuis plusieurs années : rejoindre le Cap Nord et ce bout de Norvège en vélo et y accomplir une autre passion : le kayak. Originaire de Gironde, vétérinaire à Yssingeaux pendant trois ans, il a mis son activité professionnelle sur pause pour réaliser ce défi sportif. A 29 ans, Paul Jocqueviel a réussi sa mission et pris un plaisir XXL.

200 km par jour

Parti de Saint-Maurice-de-Lignon le 1er mai 2025, il a rejoint les Alpes avec son vélo pour rejoindre une amie qui l’a accompagné sur la première partie de son aventure. A raison de 180 à 200 km par jour, le duo a parcouru 4500 km en un an, en atteignant la Norvège par la Suède. Un beau détour pour une carte d’identité périmée. 

Margaux Pellet, sa compagne, l’a rejoint une première fois pour trois semaines de trek. Avant d’enchaîner, comme un sportif infatigable qu’il est, par un mois de kayak avec les copains en Norvège, la Mecque des fans d’eaux vives.

Une coloc prolongée à l’autre bout du monde

Puis Margaux, elle aussi vétérinaire à Yssingeaux, s’est décidée à acheter un vélo. Ils sont partis de Croatie pour rejoindre la Turquie, en passant par l’Albanie, le Monténégro, le Kosovo, la Macédoine, la Grèce et enfin la Turquie, pour un total de 5000 km en trois mois, au rythme des rencontres et du vent. Adrien Chauveau, leur colocataire à Saint-Maurice, pharmacien à Sainte-Sigolène, s’est aussi joint à eux pour participer au périple.

Une aventure loin des tracas quotidiens

Les corps ont souffert mais ils ont tenu. La mécanique a présenté parfois des signes de faiblesse mais elles ont tenu aussi. Cinq chaînes, 4-5 pneus ont été usés jusqu’à la moelle mais le couple a retrouvé le sol français le 2 janvier à Toulon, après un dernier périple en Italie, notamment en Sardaigne.

Des anecdotes, Paul et Margaux en ont à foison. Ils les ont humainement vécu, loin des écrans et de l’actualité anxiogène. Ils se sont accordés quelques mois d’aventure totale, dans leur bulle. Ils redescendent sur terre, prêts à continuer leur métier. « Ces traversées de pays et ces rencontres avec des gens nous permettent de voir à quel point on est privlégiés. »