Thomas Siniecki, Media365 : publié le vendredi 23 janvier 2026 à 13h48
Plus que jamais, il faut compter sur Romain Bardet dans sa nouvelle discipline qu’est le gravel, ce mix entre le vélo de route et le VTT.
Romain Bardet continue avec grand bonheur sa reconversion en gravel, entamée en fin de saison dernière alors qu’il achevait son contrat avec Picnic, malgré sa retraite de la route au milieu de l’année (ce qui était prévu). Engagé pour la première fois sur la RADL GRVL, une course australienne d’un vrai niveau international, le Français s’est imposé au bout d’une ultime attaque en solitaire à dix kilomètres de l’arrivée (sur un total de 128 km avec 2 300 m de dénivelé positif et environ 65% de gravier), sous une chaleur accablante qui dépassait sans peine les 30°C. Le Français, deuxième du Tour en 2016 (entre autres multiples faits d’armes), est désormais engagé avec l’équipe Rapha Cycling Club et a devancé son coéquipier Cameron Jones de près d’une minute (exactement 56 secondes) et le troisième Alexey Vermeulen de près de deux minutes (+1’46 »), le tout après 3h30′ de course.
Bottas : « Premier podium de l’année »
Déjà vainqueur en Italie en août, puis dans les Pyrénées-Orientales en septembre, l’Auvergnat avait crevé lors des Mondiaux en octobre alors qu’on l’attendait parmi les favoris, au vu de cette trajectoire éclair. Le voilà reparti de plus belle sur cet événement annoncé dans le cadre global du Tour Down Under, en marge de l’épreuve sur route qui reprend traditionnellement la saison World Tour.
Quant à la version réduite de moitié, un certain Valtteri Bottas, qui n’est autre que l’organisateur de cette compétition (dont c’était la troisième édition), a pris une remarquable cinquième place. Et même la deuxième place dans la catégorie des vétérans entre 35 et 39 ans – à laquelle Bardet aurait donc également été éligible. « Premier podium de l’année, et plus important encore, je me sens de mieux en mieux », réagit avec malice le Finlandais, ancien équipier historique de Lewis Hamilton chez Mercedes et qui a retrouvé un baquet cette année avec la nouvelle écurie Cadillac. Qui, visiblement, laisse toute latitude à sa recrue de se préparer avec des activités pourtant risquées.