Serait-ce la martingale qui lui permettrait de financer le recrutement de 1200 policiers municipaux supplémentaires qu’il a promis sans augmenter les impôts? « Les amoureux du Vélodrome pourront devenir propriétaires d’une petite part du stade », a annoncé Franck Allisio (RN) ce vendredi 23 janvier chez Ici Provence.
Le candidat d’extrême droite, qui cite les socios du Real Madrid et du FC Barcelone. Sauf que dans ces deux cas, les supporters espagnols sont propriétaires du club, pas du stade, et bénéficient d’une place pour chaque match à domicile ainsi que le droit d’élire le président du club. La situation administrative du stade Vélodrome est d’ailleurs passablement complexe: la Ville, qui doit rembourser jusqu’en 2045 à un consortium privé le coût de sa construction, est liée à l’OM par un contrat de location et un autre qui lui accorde la gestion exclusive de l’enceinte du boulevard Michelet jusqu’en 2045 également.
Loin du modèle égalitaire des socios, Franck Allisio voudrait donc « créer une société d’économie mixte où la Ville de Marseille resterait majoritaire à 51% et le reste de l’actionnariat réparti entre l’OM, de grandes entreprises et des supporters à travers un fonds citoyen à hauteur de 15% chacun environ », détaille Olivier Rioult, son porte-parole. À ce stade, la vente des parts ne serait pas réservée aux Marseillais mais aux « amoureux de l’OM », c’est-à-dire pas nécessairement des habitants de la cité phocéenne. La cession du stade Vélodrome avait déjà fait débat aux municipales de 2014, et n’avait pas porté chance à celui qui la portait, le socialiste Patrick Mennucci, sèchement battu par Jean-Claude Gaudin.