Au terme d’un match spectaculaire, le Stade français a fini par s’imposer face à Bordeaux-Bègles (33-28). Avec cette victoire, les Parisiens prennent trois points d’avance sur leurs opposants du jour.
Le meilleur élève de la Champions Cup était le premier à faire son retour aux affaires courantes, ce samedi 24 janvier, face au Stade Français Paris. Un retour toujours très attendu, dans son antre de Chaban-Delmas, et face à un adversaire de haut-niveau, avec qui il fait jeu égal au classement. Dès le coup d’envoi, les visiteurs prouvent qu’ils ne souffrent d’aucun complexe d’infériorité et entendent récolter des points à l’issue de ce déplacement. Après trois minutes de jeu, Dakuwaqa est le premier à pénétrer l’en-but girondin, suite à un coup de pied à suivre bien senti par Léo Barré, à trente mètres de l’en-but (3e, 0-7). Bien lancés, les Parisiens ne s’arrêtent pas en si bon chemin, et confisquent le ballon. Ils ont perçu une faille dans le troisième rideau adverse et usent du jeu en profondeur. C’est finalement sur une pénalité rapidement jouée par Abadie, sur les quarante mètres de l’UBB, que vient le deuxième essai. Barré a bien suivi et sert Marchant, pour finir le travail (7e, 0-14). S’il fait encore beau à Bordeaux, le public et les joueurs viennent de prendre un sacré coup de froid, d’entrée de jeu.
Paris prend les commandes
Alors que deux actions ont suffi aux visiteurs pour prendre le large, il en faut bien plus aux Girondins pour revenir dans la partie. Progressivement, ils remettent la main sur le ballon et les pieds dans la moitié de terrain adverse. À plusieurs reprises, ils refusent de tenter les pénalités, pour aller en touche et défier les avants rouges et bleus. Plusieurs occasions sont manquées, faute de ballons captés en touche, et c’est finalement avec la complicité de Carbonel, que l’UBB va pouvoir revenir. Pris à la faute sur un hors-jeu de ligne, de quoi faire plaisir à Fabien Galthié, il paye pour l’accumulation de fautes des siens (27e, 0-14). Son carton jaune crée des brèches et profite à Retière (28e, 7-14), sur une feinte en bord de ruck. Puis Poirot (33e, 14-14) bien placé après une relance suicidaire de Dakuwaqa dans son en-but.
Le chassé-croisé en seconde période
Un rayon de soleil de courte durée, au sens propre comme au figuré, puisque que quelques secondes après le retour en jeu de Carbonel, ce dernier envoie Halaifonua derrière la ligne après une très longue action (38e, 21-14). La pluie fait également son entrée en jeu. Au retour des vestiaires, commence alors un chassé-croisé aussi alléchant qu’interminable. À l’essai de Jalibert, sur un exploit individuel dont lui seul a le secret (42e, 21-21) le Stade Français répond par un slalom géant de Ward, dans la défense aquitaine (44e, 26-21). Contre-uno, trois minutes plus tard, avec Rayasi qui plonge en-coin, bien servi par un décalage de son ouvreur (47e, 28-26).
Le souffle court, la partie baisse à nouveau en intensité et l’UBB ne parvient pas à mettre en place son jeu de mouvement caractéristique. La faute notamment, à une sortie prématurée de sa charnière, et à des avants bousculés par un huit de devant parisien surpuissant. C’est d’ailleurs au prix d’un long travail de ces derniers, sur groupé pénétrant puis de défi physique sur la ligne d’en-but, que Tanga redonne l’avantage à la capitale (68e, 28-33). En fin de partie, les hommes du président Wild s’attachent à jouer loin de leur ligne, mais ne peuvent éviter un dernier assaut blanc et grenat. Il ne donnera rien. Solide troisième, le Stade Français s’impose et distance son adversaire du jour de trois points au classement.