Le Stade toulousain n’a fait qu’une bouchée de son dauphin et s’est imposé avec le bonus (59-22). Les Rouge et Noir ont pu compter sur des internationaux en grande forme et s’envolent seuls en tête du Top 14.

Dans le duel du haut de tableau, les Toulousains ont montré les muscles. Ils s’imposent largement (59-22), notamment grâce à une première période de haut vol, ponctuée par six essais. Au classement, les Rouge et Noir se détachent clairement. Pau reste dauphin, mais peut constater l’écart qui sépare encore le triple champion de France en titre, du reste du monde.

On le sait déjà, les Toulousains détestent la défaite. Mais s’il est une autre chose que les triples champions de France en titre détestent, c’est bien la concurrence. Ce samedi 24 janvier au soir, c’est le surprenant dauphin, la Section paloise qui venait tester sa dynamique et sa délicieuse ligne de trois-quarts au Stadium. Pour le plus grand bonheur de tous, pas d’impasses et des compositions d’équipe qui ne dénombrent pas moins de dix-huit joueurs appelés par Fabien Galthié, pour préparer le début de Tournoi des 6 Nations.

Huit essais en première mi-temps

Pour piquer encore plus l’ego des rouges et noirs, ce sont les visiteurs qui se mettent en lumière dès l’entame. Après cinq minutes seulement, Brau-Boirie inscrit le premier essai de la rencontre (5e, 0-5). La réponse ne tarde pas et elle vient des avants. En sept minutes chrono, deux groupés pénétrants et une mêlée surpuissante mettent sur orbite les magiciens toulousains (17e, 17-5).

Une preuve de force, mais pas de nature à calmer les ardeurs vertes et blanches. Suite à une erreur de Dupont, sur une touche directe, Laclayat prouve que ses coéquipiers et lui savent aussi utiliser la force (22e, 19-12).

Une seconde période plus terne

Mais une semaine après la démonstration offerte, face à Sale (77-7) en Champions Cup, Ramos et compagnie entendent bien prouver qu’il ne s’agissait pas d’un coup d’un soir. Ils dominent complètement la fin de première période. Injouables en conquête, ils offrent des boulevards à une ligne de trois-quarts qui n’en demande pas tant. Au centre du terrain, Chocobares est souvent utilisé pour fixer la défense. À ses côtés, Gourgues mange les espaces et domine son duel face à Gailleton. Après Marchand en force (31e, 26-15) et Thomas à la réception d’une diagonale au pied (36e, 33-15), le jeune homme est à la conclusion du sixième essai stadiste avant la pause (40e, 40-15).

Une orgie de rugby et d’essais, nettement moindre en seconde période. Une nouvelle fois, les Béarnais frappent les premiers avec un doublé de Brau-Boirie (50e, 40-22), mais ce coup d’éclat n’est pas suivi d’effets.

Si Auradou domine les airs, et pourrait s’imposer comme un titulaire crédible en équipe de France, en l’absence de Flament, les avants palois sont dominés par leurs vis-à-vis. Impossible d’offrir davantage de munitions aux avions de chasse de derrière. Reste néanmoins la satisfaction de parvenir à museler l’attaque toulousaine pendant vingt-six minutes. Des efforts qui finissent par atteindre leurs limites en fin de partie. Dans le dernier quart d’heure, Willis (66e, 45-22), Colombe (75e, 52-22) puis Jelonch (80e, 59-22) parachèvent le spectacle. Même face au deuxième du championnat, le Stade déroule dans son jeu caractéristique. La preuve que cette équipe est la plus forte du moment. Et que la concurrence, ne fait que la renforcer.