En politique beaucoup parlent trop, surtout ceux qui n’ont rien à dire. Ils ont ainsi l’illusion d’être conquérants. Des rumeurs virevoltent, inondent les innombrables cérémonies de vœux qui font la trame de la vie politique grand-nancéienne en janvier. À gauche à droite, Mathieu Klein sillonne la métropole. La courtoisie est de mise ; dans quelques semaines la coolitude aura disparu. Qu’importe, d’ailleurs personne ne tombe dans le panneau.
Ces pensums défilent sous le nez des élus comme des convois de faux-semblants. Qui est-là, qui n’est pas venu ? Impression qu’il ne se passe rien de bien captivant mais que ces mauvais films très ennuyeux, précèdent les grandes batailles. Que valent ces fins de matinées interminables, ces soirées aspergées de propos convenus auxquels nul n’accorde plus aucune attention ? Ils meublent un no man’s land peuplé de courbettes. Une sorte de fiction, qui meuble la séquence précédant l’entrée en campagne dont l’intensité va vite lacérer le tissu des politesses actuelles.
Le puzzle se met en place
En coulisses, c’est une autre vision du problème. L’actualité est toujours accrochée aux intentions d’Emmanuel Lacresse. Ignorant les injonctions des instances nationales de Renaissance, l’ancien député qui s’est entretenu avec Gabriel Attal et Franck Riester, refuse toujours de s’effacer.
Faute d’un accord plus ou moins bien rafistolé les propos qui annonçaient l’union de toutes les composantes de la droite et du centre derrière Laurent Hénart, ne sont – pour le moment – qu’un morceau de papier froissé lancé dans la corbeille.
Sur son Aventin « le Sortant » observe les singularités de cet affrontement qui l’arrange. Toujours sur le marchepied d’une candidature évidente mais non officiellement déclarée, Laurent Hénart tente de mesurer l’espace que LFI va mordre sur le terrain de Mathieu Klein.
À quel degré de complexité sommes-nous ? Nancy va-t-elle changer de bord (que les mauvais jeux de mots restent à quai) ? Les personnages se mettent en place. Tous jouent dans la même pièce. Il y a de l’ambition, du caractère, de la volonté, des calculs et parfois des arrangements. Le rideau se lève. L’électeur-spectateur- décideur est au premier rang.