Ayons une pensée pour les pauvres restaurateurs français. Le restaurant – pourtant emblème de cette nation de sybarites qui n’aiment rien de plus qu’un repas arrosé entre amis – est aujourd’hui en crise. Les habitudes changent, le coût de la vie explose, et voici que les établissements traditionnels ferment en moins de temps qu’il n’en faut pour dire “garçon !”.
“C’est une catastrophe pour notre profession”, s’est lamenté Franck Chaumès, président de la branche restauration de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih). “Chaque jour, ce sont 25 restaurants qui ferment.” L’organisation patronale attend du gouvernement qu’il limite la création de nouveaux établissements en fonction du nombre d’habitants locaux, et que seuls les professionnels avec une formation en cuisine et en comptabilité aient le droit d’exercer.
Les seules adresses immunisées contre le marasme sont soit celles qui servent de la haute cuisine aux plus fortunés à des prix astronomiques, soit les chaînes de fast-food comme McDonald’s, qui tourne d’ailleurs à plein régime.
Fini l’époque où les tractations politiques, diplomatiques et commerciales avaient lieu au déjeuner, à grand renfort de vin. Quand j’ai commencé ma carrière de reporter à Paris, en 1978, inutile d’appeler un ministère ou un ser
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Source de l’article
The Guardian (Londres)
L’indépendance et la qualité caractérisent ce titre né en 1821, qui compte dans ses rangs certains des chroniqueurs les plus respectés du pays. De centre gauche, proeuropéen, The Guardian est le journal de référence de l’intelligentsia, des enseignants et des syndicalistes.
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