L’accord entre l’Union européenne et le Mercosur – en suspens à la suite d’un vote du Parlement européen mercredi 21 janvier 2026 – est un sujet sensible. S’il entrait en application, la filière viande française, notamment, serait globalement perdante. Mais la viticulture serait, elle, factuellement, gagnante. Le traité prévoit de ramener à zéro des droits de douane allant aujourd’hui, selon les pays du Mercosur, de 17 à 35 %. Pour autant, les vignerons du Centre-Val de Loire qui ont accepté de répondre à nos questions (1), livrent des analyses prudentes.
« Pas de changement de stratégie au programme »
Pour le domaine J. de Villebois, implanté à Verdigny dans le Cher et doté d’un chai récent à Chémery (Loir-et-Cher), la place de l’export est importante. « Neuf bouteilles sur dix que nous produisons sont du blanc et neuf sur dix partent à l’étranger », rappelle son fondateur, Joost de Willebois. Mais la perspective de l’accord UE-Mercosur ne bouleverse pas sa stratégie. « Nous vendons déjà un peu au Brésil, surtout dans les restaurants et hôtels haut de gamme, mais le Brésil et l’Argentine ne sont pas des marchés prioritaires pour nous. Ils sont surtout alimentés par le Chili. Et [si nous exportons là-bas] nous aurons des frais de transport importants. » À court terme, pas de changement de cap donc, même si « je ne dirais peut-être pas la même chose dans un an ». Sa priorité reste le marché états-unien, à propos duquel il a pu s’ajuster dernièrement face aux droits de douane imposés par le président Trump. « On a réduit nos marges et l’importateur aussi. Pour les consommateurs américains, les prix de vente n’ont pas bougé….
Cet article a été tronqué. Abonnez-vous pour lire l’article complet sur notre site.
»
Cet article a été tronqué. Abonnez-vous pour lire l’article complet.