POOL / Getty Images via AFP
Après la mort d’Alex Pretti à Minneapolis, Donald Trump accuse les démocrates, tandis que Barack Obama et Bill Clinton (ici lors de l’investiture de Trump en janvier 2025) appellent les Américains à réagir.
Tandis que Donald Trump impute le drame de la mort d’Alex Pretti abattu samedi 24 janvier à Minneapolis au « chaos provoqué par les démocrates », deux anciens présidents et de nombreux dirigeants d’entreprises appellent à défendre les valeurs démocratiques et à apaiser les tensions.
Dimanche, le président américain a accusé les élus démocrates locaux et de l’État du Minnesota d’être responsables des violences survenues lors des manifestations contre la police de l’immigration (ICE). « Deux citoyens américains ont perdu la vie à cause de ce chaos provoqué par les démocrates », a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social.
Alex Pretti, employé dans un service de réanimation d’un hôpital pour anciens combattants, a été abattu lors d’un rassemblement contre des opérations de l’ICE, moins de trois semaines après celle de Renee Good, une autre Américaine tuée par balle le 7 janvier dernier par un agent de l’ICE dans cette même ville, déjà sous tension.
Depuis plusieurs semaines, Minneapolis est le théâtre de manifestations répétées contre la présence et les méthodes de la police fédérale de l’immigration. Dimanche, malgré un froid glacial, près d’un millier de personnes se sont rassemblées dans le centre-ville pour rendre hommage à Alex Pretti et dénoncer l’action des forces fédérales.
Obama, Clinton et les patrons montent au créneau
Face aux accusations de la Maison-Blanche qualifiant l’homme abattu de « terroriste domestique », la réaction de l’opposition a été immédiate. Le sénateur démocrate du Connecticut Chris Murphy a dénoncé sur CNN la facilité avec laquelle l’administration Trump « ment au public américain ».
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Dans la soirée de dimanche, Barack Obama a appelé à un « sursaut » citoyen, estimant que les valeurs fondamentales du pays étaient « attaquées » et reprochant à l’exécutif d’avoir cherché à faire « escalader la situation ». « Cela devrait aussi servir d’électrochoc pour tous les Américains, quel que soit leur camp politique, tant nombre de nos valeurs fondamentales en tant que nation sont de plus en plus attaquées. »
Bill Clinton, de son côté, a exhorté les Américains à « se lever et s’exprimer », accusant l’administration Trump d’avoir « menti » sur les circonstances des deux décès survenus à Minneapolis. « Au cours d’une vie, rares sont les moments où les décisions que nous prenons et les actes que nous posons façonnent durablement notre histoire. Celui-ci en fait partie. »
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Le monde économique s’est également invité dans le débat. Les dirigeants de soixante entreprises basées dans le Minnesota, dont les géants Target et General Mills, ont signé une lettre ouverte appelant à une « désescalade immédiate » et à une coopération entre autorités locales, étatiques et fédérales pour éviter de nouveaux drames.
Malgré la controverse, un haut responsable de la police aux frontières a maintenu dimanche que « les victimes sont les agents », saluant leur action. Une déclaration qui a encore attisé la colère d’une partie de l’opinion.