RÉCIT – Figure du narcobanditisme marseillais et accusé d’œuvrer depuis Dubaï, Karim Harrat comparaît ce lundi pour la première fois devant la justice française pour une affaire de trafic de stupéfiants. Un homme présenté comme «sans scrupule», à qui la justice impute l’assassinat d’au moins sept personnes sur fond de guerres de territoires.

C’est une première scrutée par les enquêteurs spécialisés dans la criminalité organisée à Marseille. Voilà des années qu’ils traquaient ce baron du narcobanditisme dans la cité phocéenne, qui s’était volatilisé à Dubaï pour échapper à la justice française. Ce lundi, après une longue cavale, Karim Harrat comparaît devant la justice française, pour «trafic de stupéfiants» et »participation à une association de malfaiteurs« à Marseille et Nice entre janvier 2020 et décembre 2021.

La procédure s’appuie notamment sur des échanges sur la messagerie cryptée Sky ECC, prisée des narcotrafiquants. Selon l’accusation, Karim Harrat était le pilote de cette organisation, en gérant depuis Dubaï les importations de stupéfiants et le bon fonctionnement des réseaux qu’il contrôlait. «Pour cela, il a bénéficié de relais sur le territoire national, lesquels étaient chargés de réceptionner la marchandise, de la stocker, de la diffuser aux différents clients, d’approvisionner les réseaux, en particulier…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 82% à découvrir.

Le Figaro

Vente Flash

6,49€ par mois pendant 12 mois

Déjà abonné ?
Connectez-vous