Dans un communiqué diffusé après la cérémonie de dimanche marquant le 81ᵉ anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau, les groupes Socialistes et Écologistes de la Ville de Lyon accusent certains responsables de la droite locale d’avoir instrumentalisé cet événement mémoriel à des fins politiques, au prix d’ »amalgames mensongers » autour de l’antisémitisme et du conflit israélo-palestinien.

En ligne de mire, des prises de position publiques attribuées à des élus ou responsables de la droite lyonnaise, reprochant au maire Grégory Doucet et à sa majorité une prétendue ambiguïté face à l’antisémitisme. La gauche cite notamment une publication sur le réseau social X évoquant un « drapeau pro-Hamas » sur le fronton de l’Hôtel de Ville, en référence au pavoisement du drapeau palestinien.

La majorité rappelle que ce pavoisement faisait suite à la reconnaissance de l’État de Palestine par le président de la République, annoncée en septembre 2025 lors de l’Assemblée générale des Nations unies, et dénonce un « amalgame volontaire » entre le drapeau palestinien et le Hamas, qualifié sans ambiguïté d’ »organisation terroriste ».

« Ces propos sont malhonnêtes, indignes et dangereux », écrivent les signataires, estimant qu’ils « attisent les tensions, nourrissent les haines et empêchent tout débat sérieux ». Et de rappeler que la Ville de Lyon et son maire ont condamné à plusieurs reprises, et « sans aucune équivoque », l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 ainsi que toute forme d’antisémitisme, contrairement à ce qu’affirme Barbara Vélon, tête de liste de Jean-Michel Aulas dans le 8e arrondissement.

Lors de la commémoration de dimanche, Grégory Doucet avait d’ailleurs déclaré : « L’antisémitisme tue. L’antisémitisme blesse. L’antisémitisme profane ».