L’annonce du maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan, de supprimer les trottinettes électriques en libre-service dans deux ans, divise. Ces deux-roues arrivés en 2019 sortent désormais du clivage générationnel : Marie-Thérèse, 66 ans, comme Tania, quarante printemps de moins, ou Hosni et ses 38 bougies, se rejoignent : « Ces trottinettes sont dangereuses. »

« Elles polluent la ville, estime l’aînée, habitante du 6e arrondissement. Le problème, c’est qu’elles sont mal utilisées : elles roulent trop vite, sont garées n’importe où… J’ai plusieurs fois failli me faire renverser alors que j’étais sur le trottoir. Maintenant, je suis stressée quand je marche dans les rues. »

Tania ne les utilise pas, repoussée par le « manque de stabilité » : « Dessus, on est plus vulnérable. » Celle qui vit dans le 12e arrondissement a même « peur pour ceux qui les conduisent » lorsqu’elle prend sa voiture.

C’est toutefois un sujet qu’elle observe à distance, se sentant peu concernée, à l’inverse de Marie-Thérèse et Hosni qui ont un autre point commun : « C’est bien de les interdire et c’est quelque chose qui comptera » au moment d’élire le prochain maire de Marseille.

« It’s Marseille, baby ! »

Maxime, 34 ans, en tiendra …